Le président du Conseil des conseillers, Mohamed Ould Rachid, a affirmé vendredi que le renforcement de la position de l’Afrique sur la scène internationale dépend du développement des rôles de ses institutions législatives et de l’adoption de visions et de mécanismes capables d’anticiper les transformations, plutôt que de se contenter de les accompagner.
Lors de son allocution, lue en son nom par le vice-président Lahcen Haddad, à l’ouverture des travaux de la troisième session de l’Assemblée générale du Congrès des Présidents des Institutions Législatives Africaines (CoSPAL), il a souligné que les parlements africains font face à un double défi : la rapidité de la réponse aux crises et les exigences d’un débat démocratique approfondi pour l’élaboration de politiques basées sur des fondements rationnels.
Ould Rachid a indiqué que « le leadership législatif n’est pas un simple slogan, mais un processus visant à renforcer les capacités institutionnelles, soutenir les commissions parlementaires, améliorer l’expertise technique, fournir des données, développer le contrôle et la responsabilité, et établir une coopération parlementaire continentale régulière et efficace ».
Il a souligné que cette vision s’aligne avec les directives royales qui affirment que l’Afrique n’est plus seulement un sujet dans les relations internationales, mais un continent affirmant sa présence et assumant ses responsabilités, appelant les parlements africains à passer de la position de simple observateur à celle d’acteur dans l’élaboration des politiques.
Il a également présenté l’expérience du Maroc dans le renforcement de la réforme institutionnelle et de la diplomatie parlementaire, affirmant que le Royaume, sous la sage direction de Sa Majesté le Roi, a adopté une approche progressive fondée sur la consolidation de l’État de droit et le renforcement de la gouvernance démocratique, y compris le développement des mécanismes de contrôle, l’évaluation des politiques publiques et la mise en œuvre de la régionalisation avancée.
Cette approche contribue à enrichir le débat africain sur le leadership législatif et à développer une diplomatie parlementaire responsable, basée sur le respect de la souveraineté, le renforcement de la paix et la construction de partenariats fondés sur la coopération et la solidarité.
Il a conclu en déclarant : « L’Afrique n’est pas seulement un continent de possibilités, mais un continent de volontés. Si elle dispose de vision, de capacités et de solidarité, ses parlements peuvent contribuer à façonner un ordre mondial plus juste et respectueux de la voix des peuples ».
Les travaux de cette session portent sur la place de l’Afrique dans le système international, le renforcement d’institutions législatives solides et la promotion du développement durable, avec la participation de présidents de parlements et de délégations parlementaires de divers pays africains.

