Mustapha Baitas, ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, a affirmé que l’instauration, le 9 décembre de chaque année, d’une Journée nationale de la médiation institutionnelle traduit l’attention particulière que le roi Mohammed VI accorde au rôle de la médiation dans la consolidation des principes de justice et d’équité au sein des services publics.
S’exprimant mardi lors d’une rencontre organisée par l’Institution du Médiateur du Royaume sous le thème : « Pour un renforcement de l’interaction institutionnelle », Baitas a souligné que le choix de cette date, correspondant à la création du Diwan Al Madhalim en 2001, revêt une forte portée symbolique et juridique, renforçant la place de cette institution dans la mémoire administrative nationale.
Il a rappelé que cette initiative royale intervient deux mois après la publication de la circulaire du Chef du gouvernement visant à améliorer la coordination avec l’Institution du Médiateur, reconnaissant ainsi le rôle essentiel que joue cette instance indépendante dans le règlement amiable des différends administratifs et la promotion de la médiation au sein des administrations.
Le ministre est revenu sur les messages et discours royaux appelant constamment au respect de l’éthique du service public et aux valeurs de transparence, de probité et de responsabilité. Il a notamment cité le message royal adressé en 1999 à la conférence nationale sur l’éthique du service public, le discours de 2016 alertant sur la nécessité d’améliorer la relation entre l’administration et le citoyen, ainsi que le communiqué du Cabinet royal du 24 mars 2025 appelant à insuffler une nouvelle dynamique aux institutions constitutionnelles indépendantes.
Baitas a également indiqué que la circulaire du Chef du gouvernement constitue une avancée majeure dans le renforcement de la coopération entre les administrations publiques et l’Institution du Médiateur, en misant sur l’efficacité, le traitement responsable des plaintes et la correction des dysfonctionnements dans le respect de la loi et de l’intérêt général.
Il a ajouté que cette orientation s’inscrit dans le cadre d’un processus de réforme entamé depuis le message de mission de 2004, qui avait jeté les bases de la relation entre le Diwan Al Madhalim — devenu Médiateur du Royaume — et les administrations publiques, afin de garantir les droits des usagers et améliorer la qualité des services publics.
Concernant la transformation numérique, Baitas a expliqué que le gouvernement a œuvré, dès le début de son mandat, à accélérer la digitalisation comme levier d’amélioration des services. Il a cité le développement du bureau d’ordre numérique, l’activation de la signature électronique, le lancement du guichet électronique unifié, ainsi que la plateforme idarati.ma, permettant aux citoyens de suivre leurs demandes de manière transparente.
Ces actions, a-t-il précisé, s’inscrivent dans le cadre de la stratégie Maroc Digital 2030, tout en soulignant l’importance de garantir une digitalisation inclusive pour éviter l’aggravation de la fracture numérique.
Le porte-parole du gouvernement a mis en avant le rôle central de l’Institution du Médiateur du Royaume, grâce à son indépendance, son expertise et son expérience, dans l’appui aux réformes administratives et la diffusion de la culture de la médiation et des valeurs d’équité.
Il a appelé l’ensemble des administrations publiques à renforcer leur coopération avec l’institution, à appliquer ses recommandations et à désigner des interlocuteurs qualifiés, afin de garantir une gouvernance publique efficace, centrée sur le citoyen et orientée vers l’amélioration continue des services.
Baitas a conclu en soulignant que le Maroc dispose aujourd’hui d’une réelle opportunité pour refonder la relation entre l’administration et le citoyen sur la base de la confiance, de la responsabilité et du respect mutuel, assurant que la réussite de ce chantier dépend d’une volonté collective et d’un partenariat institutionnel fidèle à l’esprit de la Constitution et au projet de société porté par le Roi Mohammed VI.

