Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a affirmé, ce mardi à la Chambre des conseillers, que le projet de loi de finances pour l’année 2026 traduit l’engagement de l’Exécutif à accélérer le chantier du développement rural intégré, à travers la mise en œuvre de plans d’action portant sur 36 centres ruraux modèles, pour un coût global de 2,8 milliards de dirhams.
Dans son intervention lors de la séance mensuelle de questions orales consacrée au thème « Développement territorial et enjeux de la justice spatiale », Akhannouch a expliqué que ces centres constitueront de nouveaux espaces d’intégration territoriale, où convergent investissements publics et privés, infrastructures, services essentiels et opportunités d’emploi, dans le cadre d’une vision renouvelée et durable du développement rural.
Il a également indiqué que le gouvernement a accordé, en application des Hautes Instructions Royales, la priorité à l’activation du Programme national de développement intégré des centres ruraux émergents, à travers l’élaboration d’un programme prioritaire couvrant 77 centres ruraux répartis sur l’ensemble du territoire national.
Dans le même contexte, le Chef du gouvernement a mis en avant la baisse notable du taux de pauvreté multidimensionnelle au niveau national, passant de 11,9 % en 2014 à 6,8 % en 2024, soulignant que cette évolution reflète la dynamique de développement impulsée par les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui ont renforcé la compétitivité et l’attractivité des régions.
Akhannouch a ajouté que le lancement d’une nouvelle génération de programmes de développement intégré s’inscrit dans une mobilisation globale des potentialités régionales et une meilleure orientation des projets prioritaires, en harmonie avec les Hautes Instructions Royales, notamment celles contenues dans le dernier Discours du Trône appelant à une répartition équitable des fruits de la croissance entre toutes les régions et tous les citoyens.
Il a également souligné que « les villages, les montagnes et les oasis ne sont pas de simples espaces territoriaux, mais des foyers de mémoire et d’identité », appelant à réhabiliter leurs rôles historiques à travers des projets de développement équilibrés et une mobilisation nationale responsable face aux défis territoriaux.
Le Chef du gouvernement a conclu en affirmant que ce projet de développement s’appuie sur une lecture précise des spécificités de chaque territoire, permettant ainsi d’établir une offre territoriale équitable et équilibrée, transformant les potentialités locales en leviers réels de développement et ouvrant la voie à une nouvelle étape vers une véritable justice spatiale, à la hauteur des attentes des citoyens.

