Kareem Zidan, ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des Politiques Publiques, a affirmé vendredi à Laâyoune que le Royaume du Maroc demeure pleinement engagé en faveur des grandes causes africaines, notamment le développement durable, l’intégration économique ainsi que la consolidation de la paix et de la stabilité sur le continent.
Lors de son allocution à l’occasion de la dixième Assemblée générale du Réseau des parlementaires africains pour l’évaluation du développement, le ministre a souligné que cet engagement s’inscrit dans la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui fait de la coopération Sud-Sud un levier majeur pour le développement en Afrique et renforce l’approche solidaire entre les pays du continent.
Le ministre a mis en lumière l’importance d’une action publique efficace, centrée sur le citoyen et reposant sur des politiques capables d’améliorer concrètement les conditions de vie, surtout dans un contexte international marqué par des transformations rapides et des défis croissants. Dans ce cadre, il a rappelé que le Maroc, conscient de l’importance stratégique de l’évaluation, a renforcé son dispositif de gouvernance institutionnelle à travers des réformes visant à améliorer la performance de l’action publique, moderniser l’administration et assurer la convergence des politiques publiques.
Kareem Zidan a précisé que l’évaluation « ne doit pas être considérée comme un simple outil de contrôle a posteriori, mais comme un instrument d’orientation de l’investissement, fournissant aux acteurs économiques des données fiables sur les résultats des politiques sectorielles », ajoutant que cette approche contribue à créer un environnement plus transparent et prévisible pour les investisseurs, tout en renforçant la crédibilité des initiatives publiques.
Face aux défis auxquels le continent est confronté, le ministre a insisté sur la nécessité d’adapter l’action publique en développant des mécanismes d’évaluation et d’anticipation, en améliorant l’efficacité des politiques de développement grâce à une coopération régionale plus efficiente et en réformant les modes de gestion pour renforcer la convergence et la concertation autour des politiques.
Il a également souligné l’importance de développer des systèmes d’évaluation dans les pays africains, estimant que cette responsabilité est collective et implique les gouvernements, les institutions législatives, les organes de contrôle, le monde académique et la société civile.
Le ministre a conclu en rappelant que l’Afrique, riche en opportunités d’investissement et de croissance, a aujourd’hui besoin de politiques et d’initiatives cohérentes avec ses priorités, capables de surmonter les obstacles à son développement durable et à son intégration économique.
La dixième Assemblée générale annuelle du Réseau des parlementaires africains pour l’évaluation du développement, qui se tient sous le thème : « Le Réseau des parlementaires africains pour l’évaluation du développement : un levier pour améliorer l’évaluation des politiques publiques en vue d’une gouvernance intégrée », vise à réaffirmer l’engagement politique en faveur de l’évaluation en Afrique, à renforcer les mécanismes législatifs et institutionnels dédiés et à promouvoir la coopération régionale, alors que les pays africains continuent d’évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et les priorités de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Cette rencontre constitue également une étape importante pour le Réseau africain pour le développement durable, en offrant un espace de consultation, de suivi institutionnel et d’échange d’expériences, contribuant à renforcer progressivement la culture de l’évaluation au niveau régional, au service d’une gouvernance plus efficace, transparente et fondée sur des résultats fiables.

