L’Association d’amitié palestino-marocaine a récemment organisé à Hébron un colloque scientifique pour mettre en lumière la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies concernant le Sahara marocain, en présence d’experts, universitaires et diplomates spécialisés en droit international et relations politiques, en collaboration avec la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université de Hébron.
Cette rencontre, organisée dans le cadre du cinquantième anniversaire de la Marche verte, a été l’occasion de passer en revue le parcours juridique et chronologique des décisions de l’ONU sur le Sahara marocain, et d’offrir des analyses politiques et géostratégiques sur le contenu de la dernière résolution.
L’ambassadeur du Royaume du Maroc auprès de l’État de Palestine, Abdel Rahim Mzian, a souligné l’importance de consolider cette résolution en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie, rappelant que plus des deux tiers des États membres de l’ONU, dont les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Espagne, soutiennent cette option. Il a ajouté que le Maroc a suivi, pendant plus de cinquante ans, une approche pacifique et diplomatique, renforçant ainsi le soutien de la communauté internationale à son intégrité territoriale, rappelant le rôle historique de la Marche verte dans l’unification du territoire marocain de Tanger à Laâyoune.
L’ambassadeur a également insisté sur le fait que la célébration du cinquantième anniversaire de la Marche verte cette année intervient dans un contexte exceptionnel, coïncidant avec l’adoption, le 31 octobre dernier, de la résolution historique 2797, et a réaffirmé que le Maroc continue de soutenir la juste cause palestinienne, une priorité inscrite dans sa politique nationale.
Pour sa part, le président de l’Association d’amitié palestino-marocaine, Mohamed Ziad Al-Jaabari, a rappelé que le colloque reflète la profondeur des relations fraternelles entre les peuples palestinien et marocain, tout en soulignant l’importance de la résolution de l’ONU pour soutenir l’initiative marocaine d’autonomie.
Moutaz Qafisha, professeur de droit international à l’Université de Hébron, a précisé que la résolution est contraignante pour toutes les parties et constitue un gain politique et diplomatique pour le Maroc, tout en affirmant que la solution finale se construira par des négociations entre toutes les parties concernées.
Emad Al-Bashtawi, professeur de sciences politiques, a présenté une analyse sur la sagesse diplomatique et la patience stratégique du Maroc, notant que le Royaume a suivi une approche diplomatique pendant un demi-siècle, ce qui a permis d’accumuler un soutien international solide à sa proposition d’autonomie sous sa souveraineté.
Par ailleurs, l’universitaire marocain Mohamed Ben Youssef a exposé les références légales et historiques confirmant la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud, tandis que la journaliste et écrivaine jordanienne Amal Jbour a présenté le concept d’autonomie, son histoire et ses justifications, mettant en lumière les projets de développement accéléré dans les provinces du Sud et la capacité du Maroc à traduire la récente résolution de l’ONU en un impact concret renforçant son unité territoriale.

