Le Réseau marocain pour la défense du droit à la santé et du droit à la vie a appelé à l’instauration du principe de responsabilité et de reddition des comptes, ainsi qu’à une révision globale de la gestion et de la gouvernance de l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé, tout en plaidant pour une limitation de l’influence des entreprises pharmaceutiques sur la politique nationale du médicament.Dans un communiqué dont « TelQuel Arabi » a reçu copie, le Réseau a exigé la publication immédiate et intégrale du rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lequel met en évidence le recul du classement du Maroc en matière de médicaments et de vaccins, appelant parallèlement à l’ouverture d’une enquête transparente afin d’identifier les responsabilités liées à cette situation.Le Réseau a également réclamé une révision en profondeur des prix des médicaments, en coordination avec l’Administration des douanes et la Caisse nationale de sécurité sociale, afin de mettre fin à ce qu’il qualifie de pratiques avides et de garantir le droit d’accès aux médicaments pour tous les citoyens.Il a souligné la nécessité de transformer l’Agence marocaine des médicaments en une institution nationale indépendante, dotée d’une pleine souveraineté décisionnelle, tout en mettant fin à l’hémorragie des compétences à travers l’adoption d’une charte d’incitations protégeant la dignité des cadres scientifiques et techniques. Le Réseau a, dans ce sens, appelé à l’activation du rôle constitutionnel du Conseil de la concurrence, en passant du registre des simples recommandations à celui des sanctions à l’encontre des pratiques de monopole, de collusion et des accords anticoncurrentiels, tant dans le marché des médicaments princeps que génériques.Le Réseau a indiqué avoir pris connaissance avec inquiétude des conclusions du rapport d’audit de l’OMS (OMS/GBT), publié le 12 décembre 2025 et relatif à l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé. Ce rapport révèle l’échec du Maroc à obtenir le « niveau de maturité 3 » (ML3), un label international de crédibilité des autorités réglementaires nationales, entraînant ainsi un déclassement du Royaume aux niveaux africain et international, malgré les importantes ressources mobilisées.Le Réseau a mis en garde contre la poursuite de l’érosion du pouvoir d’achat des citoyens, en raison de prix de médicaments qui dépassent, pour certaines catégories, jusqu’à dix fois ceux pratiqués dans les pays d’origine, ainsi que dans plusieurs pays européens et voisins, dénonçant dans le même temps l’incapacité du Conseil de la concurrence à briser les situations de monopole.Il a par ailleurs alerté sur une migration forcée de plus de 200 compétences scientifiques et techniques hors de l’Agence, conséquence d’un environnement de travail dissuasif et du remplacement des expertises accumulées par un système de contractualisation manquant de stabilité professionnelle et de souveraineté cognitive.Le Réseau a également relevé une dégradation alarmante de l’indicateur juridique et réglementaire de l’Agence, évalué à 1 sur 5, ce qui, selon lui, confirme l’absence d’indépendance de la décision réglementaire et sa soumission à des contraintes administratives nuisant à la transparence.En conclusion, le Réseau a souligné que, alors que plusieurs pays africains — dont le Ghana, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal et surtout l’Égypte — ont réussi à obtenir la reconnaissance de l’OMS au niveau de maturité 3 (ML3), le Maroc accuse un recul injustifié. Une situation qui, selon lui, porte atteinte au projet de souveraineté vaccinale nationale, notamment l’unité d’Ibn Slimane, et réduit les opportunités de commercialisation des produits pharmaceutiques marocains aux niveaux continental et international, faisant perdre au pays d’importantes opportunités stratégiques et d’investissement.
jeudi, janvier 8
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