Le Réseau des autorités de prévention de la corruption a approuvé une modification de sa charte visant à transformer son secrétariat itinérant en secrétariat permanent, avec le transfert officiel de son siège au Maroc, confié officiellement à l’Autorité Nationale de l’Intégrité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption.
Cette décision a été prise lors de la réunion du comité exécutif et de l’assemblée générale du Réseau, tenue jeudi à Doha sous la présidence de Mohamed Benaliou, président de l’Autorité nationale de l’intégrité et président du Réseau, en présence de nombreuses autorités de prévention de la corruption et d’organisations internationales engagées dans la promotion de l’intégrité et la lutte contre la corruption.
Le communiqué a souligné que cette transformation institutionnelle reflète la reconnaissance internationale croissante de la position de leader de l’Autorité nationale de l’intégrité au niveau régional et international, et met en lumière la confiance dans l’expérience marocaine tant sur le plan institutionnel que stratégique, reliant prévention de la corruption, promotion de l’intégrité et consolidation de la bonne gouvernance.
Le choix du Maroc comme siège permanent ne revêt pas seulement un aspect organisationnel, mais porte une forte valeur institutionnelle, renforçant la position de l’Autorité comme acteur de référence capable de suivre les dynamiques internationales, de coordonner le travail commun et d’assurer sa continuité et son efficacité.
Cette décision devrait contribuer à renforcer le rayonnement de l’Autorité nationale de l’intégrité et sa place au sein des réseaux internationaux de coopération, lui permettant de coordonner les initiatives, de développer des outils communs et de soutenir les capacités des autorités de prévention de la corruption, afin de promouvoir l’intégrité, de bâtir la confiance et de relever les défis croissants liés à la corruption dans un contexte mondial complexe.
Le communiqué précise que le Réseau vise à unifier les efforts de ses membres pour développer des méthodes de collecte, de gestion et d’échange d’informations régulières, y compris le partage d’expériences et des meilleures pratiques, tout en soutenant l’indépendance et les capacités institutionnelles de ses membres et en construisant des partenariats stratégiques avec d’autres acteurs internationaux pour renforcer les systèmes d’intégrité et le travail commun à l’échelle mondiale.
Le Réseau regroupe actuellement 45 autorités issues de 37 pays en Europe, Afrique, Moyen-Orient, Amérique du Nord et Amérique latine, incluant des autorités indépendantes de l’intégrité, des ministères de la Justice et des institutions suprêmes de lutte contre la corruption, tout en s’ouvrant à un large réseau de partenaires et d’observateurs internationaux, faisant de lui une plateforme internationale de référence pour l’action préventive conjointe.

