Les participants à une conférence organisée jeudi à Taourirt ont souligné la nécessité de renforcer et de mettre à jour l’arsenal juridique national afin de relever les défis actuels liés à la lutte contre les violences faites aux femmes, selon une approche intégrée fondée sur l’égalité et la parité.Cette rencontre, organisée par la Direction régionale de la coopération nationale dans le cadre de la 23ᵉ campagne nationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes (25 novembre – 10 décembre 2025) sous le slogan « L’égalité dans la législation est la garantie… pour vivre en sécurité », a constitué une occasion de débattre des moyens de faire face aux violences basées sur le genre.Lors de la conférence, les intervenants ont mis en avant les acquis juridiques réalisés par le Maroc, notamment à travers la loi n° 103.13 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes, qui introduit un cadre conceptuel avancé et pénalise plusieurs pratiques, telles que le harcèlement sexuel et l’expulsion du domicile conjugal, tout en mettant l’accent sur les mécanismes de prévention et de prise en charge des victimes.Les participants ont également relevé certaines lacunes révélées par la pratique de la législation actuelle, soulignant que le choix du slogan traduit une prise de conscience de la nécessité de tenir compte des contextes sociaux, économiques et culturels en évolution, ainsi que de l’émergence de nouvelles formes de violence, ce qui exige une mise à jour des textes législatifs pour assurer une meilleure protection des femmes et des filles.Dans une déclaration à la MAP, Houda Hebban, directrice régionale de la coopération nationale à Taourirt, a affirmé que l’organisation de cet événement reflète l’engagement institutionnel à renforcer le dialogue sur l’amélioration des lois protégeant les femmes. Elle a souligné que la rencontre a constitué une plateforme d’échange d’expertises, de bilan de l’application de la loi 103.13, et d’identification des forces et des faiblesses nécessitant révision, notamment face à l’augmentation de la violence numérique qui exige une réponse législative et institutionnelle précise.Pour sa part, Abdelkader El Massoudi, avocat au barreau de Oujda, a indiqué que les discussions ont porté sur les aspects juridiques et procéduraux de la pénalisation de la violence, la relation entre la loi 103.13 et le Code pénal, ainsi que sur les mesures de protection des victimes. Il a estimé que la violence à l’égard des femmes constitue un obstacle structurel au développement global, compte tenu de ses conséquences psychologiques, sociales et économiques, appelant à la coordination entre les différents acteurs (Parquet, cellules d’accompagnement, forces de sécurité et secteur de la santé) et à l’adaptation des textes juridiques aux évolutions numériques et sociales pour assurer la répression des auteurs et la protection des victimes.La conférence a également permis de présenter des interventions des représentants du tribunal de première instance de Taourirt (cellules d’accompagnement des femmes et enfants victimes de violence), de la sécurité nationale et du secteur de la santé, ainsi que des acteurs associatifs et droits de l’homme, qui ont abordé les défis pratiques rencontrés par les femmes victimes de violences.
mardi, janvier 20
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