Les travaux de la 3ᵉ édition de l’Académie mondiale de leadership féminin à l’ère numérique ont débuté ce mardi à Marrakech, avec la participation de plus de 60 femmes leaders provenant de 40 pays. L’événement est organisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le Département des affaires politiques et du maintien de la paix de l’ONU, la Chambre des représentants et plusieurs autres partenaires, sous le slogan « Les femmes à l’avant-garde de l’ère numérique ».
Cette académie, qui se déroule sur quatre jours, vise à promouvoir un leadership féminin plus inclusif et résilient, à travers des discussions, des échanges d’expériences et le développement d’initiatives communes adaptées aux transformations numériques mondiales.
Dans un message vidéo, Markus Neto, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et directeur du Bureau des politiques et du soutien aux programmes au PNUD, a souligné que les femmes restent encore sous-représentées dans les parlements, les postes de direction et le secteur technologique. Il a également évoqué les défis posés par l’intelligence artificielle sur l’intégrité de l’information et les nouveaux modes de communication qui transforment les sociétés.
De son côté, Martha Ama Akyi-Bobie, Secrétaire générale adjointe aux affaires africaines au Département des affaires politiques et du maintien de la paix, a rappelé que la révolution numérique peut accentuer les inégalités si elle n’est pas gérée correctement, appelant les États à intensifier les investissements et à garantir que les femmes et les filles bénéficient pleinement de la numérisation, à lever les obstacles à l’accès à Internet, à promouvoir le leadership féminin dans la technologie et à combattre la haine en ligne, la désinformation et les cyberattaques.
Elle a insisté sur le fait que « le leadership féminin n’est pas seulement une priorité, mais une nécessité », soulignant que l’académie offre un espace d’échange d’expertise et de stratégies pour le leadership des femmes.
Raquel Lagonas, directrice de l’équipe sur les questions de genre au PNUD, a précisé que les participantes sont invitées à renforcer leurs compétences numériques, éthiques et communicationnelles afin d’interagir efficacement dans un environnement complexe, y compris sur le plan politique, tout en soulignant que la transition numérique comporte des opportunités mais aussi des défis, notamment les violences numériques qui entravent la pleine participation des femmes.
Isabelle Fallois, ambassadrice du Canada au Maroc, a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de la gouvernance inclusive, de l’inclusion numérique et de l’autonomisation durable des femmes, rappelant que le leadership féminin est un moteur essentiel pour accélérer les transformations et promouvoir la transition numérique.
Ahmed Amin, directeur des affaires électorales à la Ligue des États arabes, a souligné l’engagement du Maroc en faveur de l’autonomisation des femmes, rappelant la participation active de la Ligue lors des deux premières éditions de l’académie à Madrid (2023) et à Doha (2024), ce qui a renforcé la présence de l’académie dans la région arabe.
Ilaria Carnevali, représentante résidente du PNUD au Maroc, a affirmé que le Maroc, sous la direction éclairée du Roi Mohammed VI, a adopté un modèle numérique avancé basé sur la souveraineté et l’inclusivité, plaçant les femmes au cœur de l’innovation. Elle a rappelé les efforts pour renforcer l’autonomisation des femmes à travers l’éducation numérique, le mentorat, l’accès au financement et aux infrastructures digitales, ainsi que la modernisation de l’administration publique selon une approche inclusive.
Cet événement international, organisé pour la première fois en Afrique, constitue un espace d’échange entre femmes leaders du monde entier et une occasion de discuter des défis communs tout en saisissant les opportunités pour renforcer la présence des femmes dans la transformation numérique.

