La professeure Ihsane Ben Yahya, directrice académique de la Faculté de Médecine Dentaire de l’Université Mohammed VI des Sciences de la Santé (UM6SS), a affirmé vendredi à Dakhla que l’université mise sur les technologies avancées pour former des dentistes africains capables de relever les défis contemporains.
Dans une déclaration à la presse à l’occasion du premier Sommet africain sur les systèmes de santé et la souveraineté sanitaire, organisé par la Fondation Mohammed VI des Sciences de la Santé (FM6SS), la professeure Ben Yahya a précisé que la formation des étudiants repose sur des équipements modernes et des méthodologies innovantes combinant apprentissage théorique, pratique préclinique et immersion dans des cas cliniques réels.
Elle a souligné que l’université dispose d’un centre de simulation équipé de technologies traditionnelles et numériques, comprenant notamment des simulateurs haute précision avec retour tactile et des dispositifs de réalité virtuelle, permettant aux étudiants d’apprendre à prendre en charge les patients et à réaliser des prothèses numériques avant de passer à la pratique réelle.
Les entraînements précliniques sont également renforcés par des simulations de cas cliniques, garantissant une préparation complète aux différentes situations auxquelles les étudiants pourraient être confrontés sur le terrain.
La professeure Ben Yahya a insisté sur l’importance de former des dentistes capables de résister et de s’adapter aux défis quotidiens de la pratique, afin de répondre aux besoins urgents en santé bucco-dentaire sur le continent africain.
Elle a également mis en avant le programme de formation des spécialistes africains, ouvert aux étudiants des pays frères, qui vise à préparer des enseignants capables de réouvrir des facultés fermées faute de ressources humaines, comme au Bénin, ou de développer des facultés existantes, comme en Guinée.
« Nous formons des dentistes prêts à exercer leur profession, que ce soit dans leurs cliniques privées ou dans des centres de soins, tout en étant qualifiés pour s’engager dans une carrière académique afin de transmettre leurs connaissances », a-t-elle déclaré, soulignant la double dimension de la formation entre soins de santé et enseignement.
Elle a enfin indiqué que ce sommet constitue une opportunité unique pour renforcer les échanges avec les pays africains frères, consolider les liens académiques et la formation spécialisée, développer la recherche scientifique et faire de la santé un levier durable pour le développement humain, économique et social.

