Le ministre de la Santé publique de la République du Niger, le Colonel-Major Garba Hakimi, a affirmé, ce vendredi à Dakhla, que la réalisation de la souveraineté sanitaire en Afrique dépend de la mise en place de systèmes de santé robustes, capables d’assurer l’autonomie, la résilience et une réponse adéquate aux besoins du continent.
Dans une déclaration à la MAP, en marge de l’ouverture du premier Sommet africain sur les systèmes de santé et la souveraineté sanitaire, organisé à l’initiative de la Fondation Mohammed VI pour les Sciences et la Santé, il a souligné que ce type d’initiatives permet aux pays africains de prendre conscience de l’importance du renforcement des infrastructures sanitaires, du développement des ressources humaines et de l’amélioration des mécanismes de gouvernance dans le secteur.
Le responsable nigérien a insisté sur le fait que « nous ne pouvons pas toujours compter sur les autres », ajoutant que « seule une mobilisation interne est en mesure de surmonter les fragilités actuelles ».
Dans ce contexte, il a salué le rôle central de la Fondation Mohammed VI pour les Sciences et la Santé dans le renforcement de la souveraineté sanitaire africaine, estimant qu’elle incarne une vision claire d’une Afrique capable de prendre en main son propre destin sanitaire et de réduire sa dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure.
Il a ajouté que ce sommet constitue un espace essentiel pour identifier les obstacles auxquels sont confrontés les systèmes de santé africains, échanger les meilleures pratiques et définir des pistes d’action communes, contribuant ainsi à une dynamique permettant au continent de progresser vers une véritable autonomie sanitaire.
Le ministre a également appelé à organiser régulièrement ce type de rencontres, jugées « indispensables pour accompagner l’émergence d’une Afrique forte, indépendante et souveraine dans le domaine de la santé ».

