Les travaux de l’Université d’Hiver 2025, organisée par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Al-Sharif, débuteront ce lundi à Ifrane sous le thème : « Les plateformes numériques et l’enjeu de la préservation des institutions en temps d’urgence et de crises ». Des étudiants palestiniens de Jérusalem et de Gaza y participent, aux côtés d’étudiants marocains de l’Université Al Akhawayn et de l’École Nationale d’Architecture de Fès.
Selon un communiqué de l’Agence, cette université se déroulera sur trois jours, en partenariat avec l’Université Al Akhawayn d’Ifrane et la Chaire des Études Marocaines de l’Université de Jérusalem. Les travaux s’ouvriront par une conférence inaugurale intitulée « Introduction à la compréhension des intersections entre la transition technologique moderne et son impact sur l’équilibre institutionnel en période de crises et d’urgence », mettant en lumière l’influence des innovations numériques sur la prise de décision et les limites de la technologie dans la détection des crises et leurs effets sur les sociétés.
Le programme comprend quatre ateliers spécialisés. Le premier portera sur la cybersécurité et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour faciliter la communication et la gestion de l’information en situations difficiles. Le deuxième abordera le rôle de l’IA dans le développement de récits numériques liés aux identités culturelles marocaine et palestinienne.
Le troisième atelier sera consacré à l’analyse des crises économiques et sociales à travers les outils d’intelligence artificielle, tandis que le quatrième proposera une approche pratique de la gestion numérique du patrimoine culturel, en développant des logiciels et des outils basés sur l’IA pour documenter et protéger le patrimoine architectural et culturel de Jérusalem, tout en s’inspirant de l’expérience marocaine en matière de valorisation du bâti historique.
L’Université d’Hiver vise, selon le communiqué, à proposer des approches opérationnelles et conceptuelles pour renforcer la sécurité numérique au sein des institutions, sensibiliser le public aux enjeux et risques des technologies émergentes, notamment pour les jeunes, et accompagner les porteurs d’initiatives dans le développement d’applications innovantes destinées à simuler les crises numériques et améliorer les modes de réponse.

