Amina Bouayach, présidente du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), a affirmé ce mercredi à Rabat que la justice spatiale constitue un pilier essentiel dans le processus de protection des droits humains, insistant sur la nécessité de valoriser les spécificités géographiques et culturelles de chaque territoire pour élargir les opportunités de développement et garantir les droits fondamentaux des citoyens.
Cette déclaration a été faite à l’occasion d’un atelier exploratoire organisé par le CNDH sur le thème : « Justice spatiale : opportunités et potentialités à travers la valorisation des spécificités des territoires ». Bouayach a souligné que la mise en œuvre de la justice spatiale permet de remédier aux disparités territoriales, souvent considérées comme des violations silencieuses des droits fondamentaux, et assure la neutralisation de l’impact de la localisation géographique sur l’accès des citoyens à leurs droits en matière d’éducation, de santé, de logement, de développement et d’environnement.
Elle a également précisé que le Conseil adopte la justice spatiale comme un outil analytique intégrant les dimensions géographiques, juridiques et sociologiques des problématiques de droits humains, appelant à l’adoption de deux approches : verticale, pour valoriser les spécificités de chaque territoire, et horizontale, pour renforcer l’intégration entre les différentes formes de territoires, des montagnes aux oasis et aux côtes.
Les travaux de l’atelier ont comporté quatre sessions de discussion, portant sur l’accès aux services essentiels, la valorisation des spécificités des montagnes, des vallées et des oasis, afin d’ouvrir de nouvelles perspectives pour renforcer les libertés et améliorer la qualité du développement humain dans l’ensemble des territoires.

