La Fédération marocaine des boulangeries et pâtisseries a exprimé sa grande surprise face aux déclarations du ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, lors de la discussion du projet de loi de finances. Celui-ci avait affirmé que « l’État subventionne les céréales afin de maintenir le prix du pain à 1,2 dirham ».Dans un communiqué, la Fédération a souligné que cette déclaration est « inexacte » et ne repose sur aucun fondement légal, précisant qu’aucun texte ne fixe un prix de référence pour le pain, lequel est soumis à la loi sur la liberté des prix et de la concurrence.La farine subventionnée n’est pas destinée exclusivement à la production du painLa Fédération a rappelé que la farine subventionnée est utilisée par les ménages marocains ainsi que par les industries alimentaires dans divers produits, tels que les biscuits, les pâtisseries et autres préparations, ce qui signifie que cette subvention ne profite pas directement et exclusivement à la production du pain, contrairement à ce qui est avancé.Elle a également indiqué que certaines minoteries ne respectent pas toujours le prix de 3,5 dirhams fixé pour la farine, et que les céréales subventionnées permettent de produire plus de 14 dérivés, dont certains sont commercialisés à plus de 5 ou 6 dirhams le kilogramme.Par ailleurs, la Fédération a affirmé que les boulangeries et pâtisseries ne bénéficient d’aucune aide financière de l’État, alors qu’elles assurent la production d’un aliment de base pour les Marocains : le pain.Un appel à un cadre juridique clair et à un dialogue responsableCompte tenu de l’importance stratégique de ce secteur, la Fédération a renouvelé son appel à l’adoption d’une loi régissant la profession, définissant les conditions d’exercice, garantissant la durabilité, la qualité et la protection des droits des investisseurs, des professionnels et des consommateurs.Elle a également exhorté le gouvernement à ouvrir un dialogue sérieux et responsable afin d’identifier les dysfonctionnements du secteur, notamment la hausse du coût des énergies et son impact direct sur les coûts de production, ainsi que la nécessité d’intégrer le secteur informel pour assurer une concurrence loyale et lutter contre l’anarchie.La Fédération a en outre appelé à la mise en place de programmes de formation et de qualification des travailleurs afin de garantir la qualité et la sécurité alimentaire.Des mesures techniques pour améliorer la qualité de la farineEnfin, la Fédération a demandé l’élaboration d’un cahier des charges spécifique pour la farine destinée au pain, l’obligation d’apposer une fiche technique sur les sacs d’emballage, et le passage des sacs en plastique aux sacs en papier, afin de préserver la qualité de la farine et de respecter les normes sanitaires et environnementales.
lundi, avril 27
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