La présidente de la Cour des comptes et Secrétaire générale de l’Organisation africaine des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (AFROSAI), Zineb El Adoui, a reçu vendredi une délégation de la Commission de l’Union africaine, dirigée par Regina Mambo Mozami, directrice du Bureau de contrôle interne de la Commission, dans le cadre d’une visite de travail visant à examiner les moyens de mettre en œuvre le protocole d’accord signé entre l’AFROSAI et la Commission.
Selon un communiqué de la Cour, Mme El Adoui a rappelé, à cette occasion, les orientations stratégiques du Secrétariat général de l’AFROSAI depuis que la Cour a assumé cette responsabilité, suite au transfert du Secrétariat général du Cameroun au Maroc en juillet 2025. Ces orientations visent notamment à améliorer la communication avec les institutions membres, renforcer la performance des commissions de l’organisation et favoriser la coordination entre les organisations sous-régionales arabophones, anglophones et francophones.
Elle a également souligné l’importance de consolider la coopération avec les partenaires au développement et les bailleurs de fonds, ainsi que de renforcer la représentation internationale de l’organisation à travers une présence accrue au sein de l’Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (INTOSAI) et dans les forums internationaux.
Pour sa part, Mme Regina Mambo Mozami a salué les initiatives de développement du Secrétariat général, estimant qu’elles mettront en évidence l’impact positif de l’AFROSAI sur la bonne gouvernance en Afrique, et a insisté sur la nécessité de garantir l’indépendance des institutions supérieures pour leur permettre d’accomplir leurs missions avec impartialité et objectivité.
La rencontre a également été l’occasion d’une réunion de travail entre les représentants de la Commission et une équipe composée de la présidence de l’AFROSAI – Bureau du Comptable libyen – des membres de l’administration exécutive et des représentants de l’organisation sous-régionale anglophone, qui ont participé à distance.
À l’issue de cette réunion, un projet de plan d’action a été convenu pour mettre en œuvre le protocole d’accord, incluant des mesures pratiques visant à renforcer le cadre juridique et institutionnel des institutions supérieures de contrôle en Afrique, développer leurs capacités professionnelles, soutenir l’indépendance des organes de contrôle, mettre en place des mécanismes de récupération des actifs illicites et contribuer à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063, le cadre stratégique à long terme de l’Union africaine pour un développement inclusif du continent d’ici 2063.

