Une pléiade d’universitaires et de chercheurs marocains et étrangers, réunis ce vendredi dans le cadre d’un colloque scientifique organisé sur deux jours par le Laboratoire d’études et de recherches en management des organisations et des territoires à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Fès, ont souligné que la fiscalité constitue un levier essentiel de la gouvernance économique, sociale et environnementale, et joue un rôle déterminant dans le financement des politiques publiques et la régulation de l’activité économique.Le président de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, Mustapha Ijaâli, a mis en avant l’importance stratégique du thème de la fiscalité, au regard des évolutions rapides du système fiscal marocain, appelant à une réflexion scientifique approfondie capable de produire des visions et recommandations concrètes. Il a également rappelé que cette initiative s’inscrit dans la stratégie de l’université visant à promouvoir une production académique de qualité sur des sujets prioritaires.De son côté, le doyen de la Faculté de droit, d’économie et de sciences sociales, Mohamed Bouzallafa, a indiqué que la fiscalité constitue aujourd’hui un enjeu majeur, puisqu’elle ne se limite plus au financement de l’État, mais touche directement à la relation citoyen-institutions, à la compétitivité économique, à la justice sociale et à la transition numérique. Il a souligné la nécessité d’un débat multidisciplinaire et d’une modernisation du système fiscal national à la lumière des transformations internationales.Abdelaziz Badis, chef du département de gestion, a rappelé que l’impôt est désormais au cœur des grandes mutations que connaît le Maroc, et que son analyse doit prendre en compte le comportement des acteurs, l’observation en temps réel des opérations fiscales et l’étude de leurs dynamiques. Il a insisté sur l’importance de la gouvernance et de la digitalisation pour renforcer la confiance entre administration fiscale et citoyens.Gilbert Orsoni, doyen honoraire de la Faculté de droit et de sciences politiques de Marseille, a pour sa part estimé que les évolutions technologiques et sociétales nécessitent de nouveaux modèles de gestion fiscale. Il a souligné que la réussite de la réforme fiscale repose sur l’engagement conjoint des administrations publiques, des acteurs économiques et des instances professionnelles, dans une approche globale et inclusive.La directrice du laboratoire organisateur, Samira Touat, a affirmé que les transformations économiques, sociales et technologiques actuelles imposent de repenser la fiscalité en tant qu’outil stratégique de développement et de justice territoriale, au-delà de sa fonction de financement. Elle a également signalé que la concurrence fiscale internationale impose une refonte profonde des mécanismes et des logiques du système fiscal.Enfin, Lahcen Oulhaj, membre du Conseil économique, social et environnemental, a rappelé l’avis émis par le Conseil en 2012 concernant la réforme du système fiscal marocain, mettant l’accent sur la nécessité de renforcer la transparence, d’élargir l’assiette fiscale, de simplifier les procédures et de consacrer davantage d’équité.Ce colloque offre ainsi un espace d’échange et de débat autour des enjeux fiscaux nationaux et internationaux, tout en explorant les défis et opportunités liés à l’évolution des systèmes fiscaux dans une perspective théorique et pratique
vendredi, mai 1
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