L’ambassadeur du Maroc en Argentine, Yassir Fares, a présenté, jeudi soir, devant le Conseil argentin des relations internationales, un exposé complet sur la solidité et l’efficacité du modèle marocain en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, considéré aujourd’hui comme l’un des plus performants au monde.
Intervenant lors d’une conférence intitulée « Maroc : politique de sécurité et lutte contre le terrorisme », le diplomate a souligné que cette stratégie, reconnue à l’échelle internationale, repose sur une approche pragmatique combinant fermeté sécuritaire, renseignement avancé et coopération internationale active.
Il a rappelé que la menace terroriste, qu’elle soit d’ordre politique, idéologique ou religieux, demeure un défi constant pour les États.
Trois piliers au cœur de la stratégie marocaine
Revenant sur التطور historique des institutions sécuritaires au Maroc، Fares a expliqué qu’après les événements de 1994 et surtout les attentats de Casablanca en 2003, la Royaume a mis en place une stratégie globale ayant marqué un tournant majeur dans la région.
1. Le pilier sécuritaire
Ce pilier s’appuie sur le renforcement du cadre juridique (notamment la loi 03-03 sur la lutte contre le terrorisme), ainsi que sur une coordination étroite entre les principaux services de sécurité :
• la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST),
• la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN),
• la Gendarmerie royale,
• la Direction générale des études et de la documentation (DGED),
• les Forces armées royales.
Il a également mis en avant le rôle déterminant du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), dont les opérations ont permis de démanteler des centaines de cellules terroristes avant leur passage à l’acte.
2. Le pilier religieux
Il s’agit de la promotion de l’islam marocain modéré, de la formation et de l’encadrement des imams, ainsi que de l’exportation de ce modèle vers plusieurs pays africains et européens, dans une optique de prévention et de lutte contre l’extrémisme.
3. Le pilier socio-économique et préventif
Ce volet comprend les programmes de développement humain visant à réduire la vulnérabilité sociale, les initiatives d’insertion, ainsi que le suivi et la réintégration des individus revenant des zones de conflit.
L’ambassadeur a souligné que cette stratégie intégrée a permis au Maroc de se positionner comme un rempart solide contre le terrorisme au Maghreb et au Sahel, maintenant un taux très faible d’attaques comparativement aux pays voisins.
Il a indiqué que cette approche a permis de neutraliser de nombreux projets terroristes et d’empêcher plus de 500 attentats potentiels jusqu’en 2023.
Le Maroc, un acteur de confiance dans la sécurité internationale
Sur le plan de la coopération internationale، Fares a insisté sur le rôle central du Maroc en tant que partenaire fiable au sein de l’architecture mondiale de la sécurité.
Il a rappelé la participation active du Royaume au Forum mondial de lutte contre le terrorisme, qu’il copréside avec les Pays-Bas، ainsi que sa contribution à l’élaboration du Mémorandum de La Haye–Marrakech, devenu une référence internationale dans la gestion des combattants terroristes étrangers.
Le diplomate a également évoqué l’engagement du Maroc au sein de la Coalition internationale contre Daech, qui a tenu sa réunion ministérielle à Marrakech en 2022, ainsi que l’ouverture du Bureau régional de l’ONU pour la lutte contre le terrorisme à Rabat, désormais centre continental de formation.
Il a enfin mis en lumière la coopération exemplaire du Maroc avec l’Espagne, la France, les États-Unis, les pays du Sahel et plusieurs partenaires européens, fondée sur l’échange continu d’informations, le contrôle des frontières et la lutte contre les réseaux criminels.

