La ville de Dakhla a accueilli vendredi les travaux d’une conférence internationale portant sur cinquante ans de transformations et les défis futurs dans les provinces du Sud, en présence d’universitaires, d’experts économiques et de chercheurs en questions stratégiques venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique latine.
Cet événement scientifique a été organisé par l’École nationale de commerce et de gestion de Dakhla, en partenariat avec l’Agence marocaine de coopération internationale et le Conseil de la région Dakhla-Oued Eddahab, à l’occasion du 50ᵉ anniversaire de la Glorieuse Marche Verte.
La conférence visait à offrir une plateforme aux chercheurs et acteurs institutionnels et économiques pour analyser les trajectoires de développement, examiner les défis liés à l’intégration de la jeunesse, la justice territoriale, la transformation numérique et le développement environnemental, en cohérence avec le nouveau modèle de développement, qui fait des provinces du Sud un pôle de développement et un espace d’ouverture et de coopération Sud–Sud.
Lors de son intervention sur « L’intégration géoéconomique entre l’Afrique et l’Amérique latine : une perspective de géopolitique de la région sud-atlantique », l’académicien argentin Julio Bordman a souligné que grâce à l’initiative atlantique lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, les deux continents, jusque-là peu intégrés, disposent désormais d’une opportunité réelle de renforcer leur intégration via l’espace atlantique.
Pour sa part, l’historien de l’Institut des forces aériennes du Paraguay, Luis Aguero Wagner, a insisté sur le fait que le Sahara a toujours été une partie intégrante du Maroc. Il a également rappelé que la Marche Verte, qui a impressionné le monde par sa pacificité, s’est poursuivie par une dynamique de développement sous la conduite avisée du Roi Mohammed VI, faisant des provinces du Sud un modèle de développement global, notamment à travers des projets structurants tels que le port Atlantique de Dakhla, considéré comme une porte d’entrée vers les marchés africains prometteurs.
Le directeur de l’École nationale de commerce et de gestion de Dakhla, Aziz Sir, a affirmé que la conférence visait à instaurer un dialogue approfondi sur les transformations économiques, sociales et environnementales des provinces du Sud, en mettant en avant le rôle stratégique des projets d’infrastructure majeurs et les opportunités de développement offertes par la région dans le cadre des initiatives royales.
La conférence a également été marquée par la présentation de l’ouvrage « Une Nation en Mouvement : La construction organisationnelle de la Marche Verte » de Mohamed Amine Malambo et Youssef Ramy, ainsi que par la signature de plusieurs accords de partenariat entre l’école et des établissements d’enseignement supérieur en Amérique latine, notamment le Laboratoire de géopolitique argentin (LIGA) de l’Université de Buenos Aires, l’Université Atlantida en Argentine, ainsi que les universités Uninorte et Catholique du Paraguay, visant à renforcer la coopération scientifique, académique et culturelle.
Les participants ont abordé plusieurs thèmes clés, parmi lesquels : « Les provinces du Sud, carrefour de la diplomatie et du partenariat », « Le Sahara marocain, carrefour géopolitique et moteur de la prospérité atlantique », « Gouvernance, politique publique et modèle de développement » et « Les provinces du Sud, laboratoire du futur de l’Afrique », mettant en lumière la dynamique de développement que connaissent ces régions sous la conduite avisée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

