Les travaux de la deuxième édition du Congrès des villes méditerranéennes intelligentes ont été lancés ce lundi à Tétouan, sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, afin de débattre des enjeux liés aux villes résilientes et durables.
Cet événement scientifique est organisé par l’Université Abdelmalek Essaâdi en partenariat avec l’École supérieure des enseignants, les préfectures de Tétouan et de M’diq-Fnideq ainsi que plusieurs partenaires institutionnels, sous le thème « Construire l’avenir des villes résilientes, inclusives et durables pour une vie meilleure ». Il constitue une plateforme multidisciplinaire pour renforcer la coopération, l’innovation et le partage d’expertises en vue de construire des villes plus sûres, efficaces et durables.
Le congrès, qui se poursuivra jusqu’au 15 octobre, vise à présenter les dernières innovations technologiques dans les domaines des transports, de l’énergie, de l’eau, de la sécurité et de la gestion des déchets, ainsi qu’à renforcer la coopération internationale dans le développement des infrastructures intelligentes. Il cherche également à définir des stratégies durables garantissant la participation des citoyens à la gestion de la ville et à améliorer la transparence et la gouvernance.
L’ouverture a été marquée par la présence du gouverneur de la province de Tétouan, Abdelrazak Mansouri, du président de l’Université Abdelmalek Essaâdi, Bouchtai Moumini, ainsi que de responsables locaux, académiques et chercheurs. Les travaux du congrès devraient aboutir à des propositions et recommandations concrètes pour construire des villes plus intelligentes, justes et durables au service des habitants.
Dans son allocution, Bouchtai Moumini a souligné que ce congrès s’inscrit dans la continuité des orientations royales visant à établir un modèle de développement renouvelé, basé sur le numérique, l’innovation et la justice spatiale, comme piliers d’un décollage économique et social durable et équilibré. Il a précisé que la ville n’est plus simplement un espace de vie, mais un écosystème complexe confronté aux défis environnementaux, aux transformations démographiques, aux pressions économiques et aux changements des modes de vie, affirmant que « parler de ville intelligente n’est plus un luxe scientifique ou culturel, mais une nécessité stratégique pour construire une société cohérente, une économie résiliente et un environnement durable ».
Moumini a également rappelé l’engagement de l’Université Abdelmalek Essaâdi à poursuivre sa participation active dans la recherche scientifique et l’innovation, à renforcer la transformation numérique, l’intelligence territoriale et la justice spatiale, à travers une recherche rigoureuse, l’encouragement de l’innovation responsable et la mise en place de partenariats stratégiques pour générer un impact positif tangible sur la société.
Pour sa part, Mohamed Blaye, directeur de l’École supérieure des enseignants, a déclaré que le congrès représente une opportunité de présenter les résultats des dernières recherches et d’échanger les expériences sur les villes intelligentes, soulignant que les discussions ne sont plus purement techniques mais multidimensionnelles, couvrant la gouvernance, la mobilité, l’énergie et la participation citoyenne.
Le président du congrès, Ahmed Bendahman, a indiqué que ce forum scientifique constitue une occasion d’exposer les expériences réussies en matière d’applications et de systèmes de villes intelligentes par des experts et chercheurs internationaux, ainsi qu’une étape importante pour la création d’un comité scientifique chargé de développer des applications et solutions intelligentes facilitant la vie des citoyens à Tétouan.
La session d’ouverture a également été marquée par la signature de trois accords-cadres entre l’Université Abdelmalek Essaâdi, la préfecture de Tétouan, la commune de Tétouan et des centres de recherche. Le premier concerne la création et l’accompagnement de start-ups technologiques pour les jeunes de la province, le deuxième porte sur le développement d’applications de villes intelligentes pour améliorer les services publics locaux, et le troisième vise à renforcer les capacités en technologies de l’information, de la communication et en intelligence artificielle à l’Université.
Le congrès inclut des séminaires scientifiques et de recherche sur l’intelligence artificielle et les applications intelligentes, des ateliers pratiques, un hackathon, ainsi qu’une exposition internationale d’entreprises spécialisées dans les applications intelligentes.

