Jeudi, la ville de Guelmim a accueilli une session de formation sur le thème « L’exploitation de l’intelligence artificielle au service de la Sira », destinée aux guides religieux, aux membres des conseils scientifiques locaux de la région Guelmim-Oued Noun, ainsi qu’aux formateurs et aux employés de ces conseils.
Sidi Mohamed Mohi Eddine, président du Conseil scientifique régional de Guelmim-Oued Noun, a souligné que cette initiative s’inscrit dans le cadre du message royal adressé par l’Amir al-Mouminine, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à l’occasion du 15ᵉ centenaire de la naissance du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui). Il a précisé que le choix de ce thème vise à renforcer les fondements religieux de la communauté, valoriser la Sira et assurer la sécurité spirituelle des citoyens.
Le président du conseil a également indiqué que cette formation constitue une opportunité pour explorer l’usage de l’intelligence artificielle selon les normes religieuses et légales, en soulignant son importance pour les guides religieux dans leurs missions d’encadrement et d’orientation. Il a noté que la technologie moderne permet de comparer les différentes versions des manuscrits, de traduire et diffuser les ouvrages sur la Sira, de créer du contenu éducatif pour les enfants et les jeunes, et de faciliter l’accès à l’information sur la Sira.
Pour sa part, Abdelhafid Ishish, délégué régional aux affaires islamiques, a insisté sur la nécessité d’utiliser la technologie et l’intelligence artificielle pour mettre en valeur la Sira au Maroc et à l’international.
La session a été animée par Mohsen Arrioua, formateur académique en intelligence artificielle, qui a présenté aux quelque 120 participants les concepts de l’intelligence artificielle, ses méthodes d’utilisation, son éthique, ainsi que ses avantages et limites, tout en fournissant des exemples pratiques d’application de l’IA dans l’étude et la vérification des manuscrits et de la Sira.
Cette formation constitue une étape importante pour intégrer les technologies modernes au service du patrimoine religieux et culturel, tout en favorisant le partage des connaissances entre érudits, chercheurs et nouvelles générations.

