La consécration de l’engagement citoyen requiert la création d’un environnement propice fondé sur la confiance dans les institutions et les politiques publiques, notamment en matière d’intégrité et de transparence dans la gestion de la chose publique, ainsi que de gouvernance basée sur le principe de la responsabilité et de la reddition des comptes, a indiqué, mercredi à Rabat, le président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), Mohammed Bachir Rachdi.
S’exprimant à l’ouverture d’une conférence nationale organisée par l’INPPLC, en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental (CESE) sous le thème “l’engagement citoyen et la contribution à la gestion de la chose publique et à la lutte contre la corruption”, M. Rachdi a souligné que l’Instance, consciente de l’importance de la confiance pour la réussite de tout projet sociétal, a lancé un “baromètre de la confiance”, précisant que la première édition de cette étude sera publiée à la fin du premier semestre de cette année et actualisée régulièrement tous les deux ans.
Il a également relevé que l’Instance veille à préparer une stratégie nationale globale pour l’éducation aux valeurs de l’intégrité, avec des programmes de communication et de sensibilisation en vue de la diffusion de ces principes et leur mise en œuvre, dans le cadre de la consécration des principes de la citoyenneté et de l’intérêt public.
La réussite de cette stratégie requiert ainsi l’opérationnalisation du principe constitutionnel exigeant l’adhésion effective des citoyens dans la préparation, la formulation et l’évaluation des chantiers sociétaux et des politiques publiques, a-t-il soutenu, citant deux constats principaux tirés de l’analyse des indicateurs de mesure de la confiance.
Le premier constat révèle que “les jeunes sont la catégorie qui a le moins confiance dans les différentes institutions”, tandis que le second montre que “près de la moitié des Marocains sont convaincus de la capacité des citoyens d’impacter la lutte contre la corruption”.
M. Rachdi a, par ailleurs, fait savoir que le renforcement de l’engagement citoyen nécessite aussi une scène politique marquée par la concurrence loyale, menant à des institutions représentatives fortes qui veilleront à mettre en œuvre les programmes de développement, en plus de la conscientisation des citoyens à l’importance de leur rôle dans l’édification de la société de l’avenir et de la mobilisation pour faire face aux risques entravant cet édifice.
Cette rencontre vise à sensibiliser à l’importance de l’engagement citoyen en tant que levier essentiel pour renforcer la participation active à la vie publique et améliorer la gouvernance, tout en mettant en lumière les meilleures pratiques permettant une implication plus efficace des citoyens et citoyennes dans les affaires publiques.
Elle sera marquée par l’organisation de sessions axées principalement sur plusieurs sujets, dont “de la participation citoyenne à l’engagement citoyen”, “l’engagement citoyen, prérequis pour l’amélioration des politiques publiques”, ainsi que “les rôles de la société civile et des réseaux sociaux dans le renforcement de la participation et de l’engagement”.
MAP

