Le Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI d’Oujda a organisé, du 21 au 23 octobre, des journées de sensibilisation sur le don d’organes et de tissus, sous le slogan : « Je donne mes organes, je sauve des vies », à l’occasion de la Journée mondiale du don d’organes et de tissus humains.
Cette initiative vise à sensibiliser les citoyens à l’importance du don d’organes, un geste qui incarne les valeurs de solidarité et de générosité et qui contribue à sauver la vie des patients ou à améliorer durablement leur qualité de vie, surtout que certaines maladies graves ne peuvent être traitées que par la greffe.
Les intervenants ont souligné, lors de la cérémonie de clôture, que le don d’organes est un acte de solidarité noble et un engagement citoyen, rappelant que cette pratique est légale au Maroc et régie par la loi n°16-98, et qu’aucun obstacle religieux ne s’oppose à ce geste.
Ils ont également abordé le statut et les perspectives du don d’organes et de tissus au Maroc, mettant en avant les progrès réalisés en termes de disponibilité des infrastructures modernes et de compétences médicales qualifiées, tout en reconnaissant l’existence de certains obstacles à la diffusion de la culture du don.
Dans une déclaration à l’Agence Marocaine de Presse, la Dre Intissar Hadiya, spécialiste en néphrologie et professeure à la Faculté de Médecine et de Pharmacie d’Oujda, a précisé que cet événement a réuni des médecins et professionnels de santé, ainsi que des représentants des secteurs religieux et juridique, aux côtés d’artistes et de bénéficiaires de greffes.
Elle a ajouté que la célébration de la Journée mondiale du don d’organes vise à instaurer une culture du don et à encourager les citoyens à participer à cette initiative humanitaire, soulignant que la transplantation d’organes constitue le traitement le plus efficace pour plusieurs maladies, notamment l’insuffisance rénale chronique avancée.
De son côté, Mustafa Benhamza, président du Conseil scientifique régional de la région de l’Oriental, a insisté sur l’importance de la sensibilisation communautaire au don d’organes et de tissus, qualifiant le don d’« acte qui donne la vie », et saluant l’initiative du CHU Mohammed VI, ajoutant : « Rien n’est plus précieux que d’offrir aux autres une seconde chance après leur souffrance ».
La rencontre de clôture a été marquée par des témoignages émouvants de bénéficiaires de greffes, exprimant leur gratitude et leur joie pour la nouvelle vie qui leur a été offerte.
Mohamed J. (26 ans), qui a subi une greffe de rein après des années de dialyses trois fois par semaine, a déclaré : « Ceux qui vivent cette situation comprennent que ces heures ne sont pas simplement du temps, mais des périodes de souffrance physique et psychologique. Aujourd’hui, je mène une vie normale, je travaille, je suis marié, et tout va bien ».
Il a ajouté que son frère, qui lui a donné son rein, jouit d’une bonne santé et ne prend aucun médicament, et a conclu : « Donner son sang, un rein ou tout autre organe n’est pas seulement un slogan que l’on répète, c’est un acte humanitaire noble auquel nous devons tous croire et que nous devons pratiquer ».

