Le Conseil d’administration du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Sina (CHUIS) a tenu, mercredi à Rabat, sa session ordinaire, sous la présidence du ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, en présence du président du Conseil régional de Rabat-Salé-Kénitra, Rachid El Abdi, du directeur général du CHUIS, Raouf Mouhcine, et d’autres membres du Conseil.
Les travaux de cette session, qui intervient dans le sillage de la mise en œuvre du chantier Royal relatif à la généralisation de la protection sociale, ont porté sur l’évaluation du bilan d’exécution des décisions issues du Conseil d’administration du 15 mai 2023 et l’approbation du procès-verbal de cette réunion, indique un communiqué du ministère de la Santé et de la protection sociale.
La réunion a été également marquée par la présentation du rapport des activités techniques, administratives et médicales au titre de l’année 2023, des comptes administratifs 2022 et 2023, et d’un résumé du modèle de comptabilité ordinaire au titre des exercices 2021 et 2022, outre les rapports d’audit financier et comptable pour 2021 et 2022.
De même, il a été procédé à l’adoption du budget du Centre pour les années 2024 et 2025 et du plan d’action couvrant cette période, et à l’examen du projet du nouvel centre hospitalier universitaire.
Dans son allocution, le ministre a salué les efforts déployés par l’ensemble du personnel du Centre, se félicitant du succès de l’opération de transfert des activités de l’hôpital Ibn Sina vers les différents établissements hospitaliers qui en dépendent, parallèlement à l’avancement des travaux de reconstruction du nouveau siège.
M. Tahraoui a indiqué que ce nouveau siège constitue une infrastructure hospitalière d’envergure reflétant l’intérêt particulier porté par Sa Majesté le Roi Mohammed VI au développement du secteur de la santé afin de répondre aux attentes des citoyennes et citoyens, et de baliser la voie à la nouvelle phase marquée par la mise en place du système des groupements sanitaires territoriaux.
Il a également souligné les défis liés à “cette phase de transition” marquée notamment par la pression croissante sur les infrastructures et les ressources humaines, insistant sur la nécessité d’assurer un accès facile à des services de santé de qualité pour tous les citoyens de la région, dont la population s’élève à 5 millions d’habitants, en tenant en compte de la forte demande en soins médicaux.
Le ministre a expliqué que la nouvelle structuration de l’hôpital vise à garantir une complémentarité optimale entre les établissements de santé et à développer un parcours de soins intégré, mettant en avant l’importance d’améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé, de renforcer la formation continue et de mettre en place des mécanismes incitatifs pour attirer et retenir les compétences, en particulier dans les spécialités accusant un déficit de ressources.
Cette restructuration représente une opportunité pour repenser le modèle souhaité de gestion des établissements hospitaliers, grâce à son infrastructure moderne et performante, faisant de Rabat un centre médical de référence à l’échelle nationale et continentale, a-t-il poursuivi.
Et d’ajouter que la réussite de cette “phase de transition” dépend de la capacité à prendre des décisions réalistes et courageuses, tout en mobilisant l’ensemble des acteurs du secteur de la santé pour faire du CHU Ibn Sina un centre d’excellence, en mesure de répondre de manière efficace aux besoins des citoyens.
Lors de cette session, le Conseil d’administration s’est penché sur le bilan du régime de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), la dissolution de la Ligue Nationale de Lutte contre les Maladies Cardiovasculaires, la problématique de la tarification et de la facturation des services mobiles de l’hôpital Ibn Sina, ainsi que sur la classification des services de l’Institut National d’Oncologie parmi les services d’urgence.
Les participants à cette réunion ont, de même, abordé d’autres sujets inscrits à l’ordre du jour, notamment la délégation temporaire des services du laboratoire central, la délocalisation des activités de la maternité et de la santé reproductive de l’hôpital “Les Orangers”, la création d’un Comité d’éthique médicale, la mise en place d’une commission administrative pour la qualité et la gestion des risques sanitaires, ainsi que la création et la fusion de nouveaux services et les conventions de coopération signées.
MAP

