Le directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), Ali Seddiki, a affirmé que le secteur des industries agroalimentaires constitue l’un des principaux leviers du partenariat économique entre le Maroc et l’Espagne, représentant à lui seul la moitié du potentiel commercial non exploité, estimé à près de 400 millions de dollars.S’exprimant lors d’un colloque organisé jeudi à Rabat sous le thème « Les chaînes de valeur agroalimentaires maroco-espagnoles : intégration, innovation et accès aux marchés », M. Seddiki a expliqué que ces chiffres, issus d’un travail conjoint avec le ministère de l’Industrie et du Commerce et la Confédération marocaine des exportateurs, traduisent la nécessité de renforcer la dynamique de coopération bilatérale et d’exploiter pleinement les opportunités existantes.Il a souligné que les relations entre le Maroc et l’Espagne connaissent une nouvelle dynamique depuis la visite officielle du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, à Rabat en avril 2022, à l’invitation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette visite a abouti à une déclaration conjointe marquant une étape majeure dans le partenariat stratégique global, fondé sur la transparence, le respect mutuel et la concertation permanente.M. Seddiki a également indiqué que cette coopération prend tout son sens dans le contexte de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui renforce la position du Maroc comme passerelle économique entre l’Europe et l’Afrique, ouvrant ainsi des perspectives prometteuses aux investisseurs espagnols souhaitant accéder aux marchés africains, atlantiques et américains.Il a en outre rappelé que le nouveau Pacte d’investissement et le dispositif d’appui aux très petites, petites et moyennes entreprises offrent un cadre favorable à une croissance équilibrée et à une meilleure répartition territoriale des investissements.Pour sa part, Enrique Ojeda Villa, ambassadeur d’Espagne au Maroc, a souligné le rôle stratégique du secteur agroalimentaire dans le renforcement des relations économiques entre les deux pays. Ce secteur, a-t-il précisé, représente environ 9 % du PIB espagnol, génère près de 80 milliards d’euros d’exportations annuelles, et contribue à la création d’emplois de qualité, à la cohésion sociale et territoriale, ainsi qu’à la durabilité des zones rurales.L’ambassadeur a mis en avant les synergies entre les ressources et les savoir-faire des deux pays : l’Espagne dispose d’une expertise reconnue en technologies agricoles, irrigation efficiente, transformation alimentaire et logistique, tandis que le Maroc bénéficie de forts atouts agricoles, d’une main-d’œuvre qualifiée et d’un climat d’investissement de plus en plus attractif.Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la deuxième édition du programme “Export Morocco Now”, organisée à l’initiative de l’AMDIE, en partenariat avec le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, et l’école de commerce San Telmo Business School.L’événement a réuni de nombreux acteurs institutionnels et économiques, parmi eux le secrétaire général du ministère, Ibrahim Bennmoussa, des représentants de la Confédération marocaine des exportateurs, du Conseil économique maroco-espagnol, du Groupe Crédit Agricole du Maroc et de l’Université Mohammed VI Polytechnique.Les échanges ont porté sur des thématiques clés telles que l’intégration des chaînes de valeur, l’innovation, le financement, le transfert de technologies et l’identification des secteurs porteurs en Europe. Les intervenants ont également souligné les atouts du Maroc en tant que plateforme régionale de production et de transformation, conforme aux standards internationaux en matière de qualité, de durabilité et de compétitivité.
mardi, juin 23
Actualités
- La Fondation Bayt Mal Al-Quds lance son programme de soutien à l’éducation à Jérusalem pour 2026
- L’aéroport Mohammed V de Casablanca franchit le cap des 11 millions de passagers grâce à la CAN 2025
- Rkraki .. Remporter la CAN 2025 sera le plus difficile de l’histoire du tournoi
- L’Office National de l’Électricité et de l’Eau potable obtient l’accréditation de son laboratoire d’étalonnage des compteurs d’eau selon la norme ISO 17025
- Le tourisme créatif à Essaouira, levier du développement durable à l’horizon du Congrès UNESCO 2026
- Le Centre Hospitalier Provincial « Zemmouri » de Kénitra adoptera la numérisation des documents administratifs à partir de 2026
- 900 millions de dirhams pour un nouveau programme d’investissement au site du lac Marchica afin de dynamiser la région
- La Thaïlande et le Cambodge engagent des pourparlers militaires pour relancer le cessez-le-feu

