Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Riyad Mezour, a affirmé ce mercredi à Marrakech que la régulation dans le domaine numérique devait constituer un levier pour garantir des marchés équitables, transparents et intégrés.
Lors de son intervention enregistrée en vidéo à l’occasion de la conférence internationale sur les plateformes numériques, l’évolution des métiers et les défis concurrentiels, organisée par le Conseil de la concurrence, le ministre a insisté sur trois axes prioritaires de régulation : encadrer la relation entre les plateformes et les acteurs locaux, renforcer la transparence et les politiques tarifaires, et élargir la protection des données et des consommateurs.
Riyad Mezour a souligné que les plateformes numériques sont désormais des intermédiaires incontournables et des systèmes intégrés, offrant de grandes opportunités d’innovation, de création de valeur et d’emplois, tout en posant des défis en matière de transparence, de pratiques équitables, de sécurité juridique et de souveraineté numérique.
Dans ce cadre, le ministre a annoncé la préparation d’un projet de loi visant à renforcer la protection des consommateurs dans le commerce électronique, ainsi que le lancement d’une étude nationale pour définir une nouvelle politique publique dans ce domaine. Des outils comme TijarIA et Moroccan Retail Tech Builder seront mobilisés pour accompagner les startups du e-commerce, protéger la souveraineté numérique et encourager l’émergence de plateformes locales.
Riyad Mezour a également salué deux initiatives majeures visant à renforcer la concurrence : le démantèlement progressif du quasi-monopole des centres de paiement et les mesures pour lever le monopole légal sur la livraison des colis de moins d’un kilogramme.
La conférence a réuni des représentants des instances de gouvernance, des institutions nationales et internationales, des acteurs économiques et sociaux, ainsi que des experts, afin de partager les meilleures pratiques et de promouvoir une gouvernance économique alignée sur les intérêts des citoyens, des entreprises et de l’État.

