Le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza, a appelé, lundi à Casablanca, à la mise en place de systèmes de garantie solides et à la réduction de l’asymétrie de l’information entre les banques et les petites et moyennes entreprises africaines, afin de faciliter leur accès au financement.Intervenant lors d’une conférence consacrée au financement des start-up, organisée dans le cadre du Sommet financier africain, M. Bouazza a insisté sur l’importance de développer des bases de données fiables relatives aux comportements de paiement et aux informations financières, afin de renforcer la confiance entre les institutions bancaires et les entreprises.Il a rappelé que le Maroc dispose d’un système unifié de garantie géré par l’organisme Tamwilcom, dont les engagements représentent environ 6 % du PIB, précisant que le financement de l’économie marocaine repose à 90 % sur le système bancaire. Le responsable a également plaidé pour la diversification des instruments financiers, notamment le marché obligataire, et pour l’intégration des bourses africaines en vue de créer un marché régional unifié des capitaux.De son côté, Moncef Belkhayat, président du groupe Buildings and Logistic Services (BLS), a souligné la nécessité d’un changement profond de la culture entrepreneuriale en Afrique, invitant les chefs d’entreprise à privilégier la transparence fiscale plutôt que la recherche de gains immédiats. Selon lui, le paiement régulier des impôts contribue à améliorer la situation financière des entreprises et à les rendre plus attractives pour les investisseurs institutionnels.Pour sa part, Olivier Buyoya, directeur régional de la Société Financière Internationale (IFC) pour l’Afrique de l’Ouest, a évoqué les principaux défis du financement des petites entreprises africaines, citant notamment le niveau élevé des risques et la faiblesse de leur structuration. Il s’est toutefois montré optimiste quant au potentiel des solutions technologiques émergentes, permettant d’utiliser les données issues des opérateurs télécoms et des sociétés d’électricité pour reconstituer des informations financières fiables sur les entreprises non structurées.M. Buyoya a ajouté que l’IFC collabore avec plusieurs partenaires africains pour accélérer l’adoption de ces technologies innovantes et réduire les risques dans les secteurs traditionnellement exclus du financement bancaire, ouvrant ainsi la voie à davantage de prêts, de participations au capital et d’investissements dans la région.Placée sous le thème « Notre capital, notre force : libérons la souveraineté financière de l’Afrique », cette édition du Sommet financier africain réunit plus de 1 250 acteurs du secteur financier africain, dont des banquiers, assureurs, entrepreneurs de la fintech et régulateurs venus d’Afrique et d’ailleurs.Organisé en partenariat entre le groupe “Jeune Afrique Media” et la Société Financière Internationale du Groupe de la Banque mondiale, l’événement ambitionne de transformer les idées et les visions en plans d’action concrets pour relever les grands défis du secteur financier africain et renforcer la souveraineté économique du continent.
jeudi, mars 12
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