L’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique, Mohamed Arouchi, a affirmé que le continent africain doit devenir un acteur central et un planificateur souverain de sa propre transformation, estimant que la connectivité continentale constitue la clé de ce changement structurel.
S’exprimant lors de l’ouverture de la deuxième édition du Forum et Salon international de la mobilité, du transport et de la logistique (Logiterre / LOGITERRE), organisé jeudi à Casablanca, M. Arouchi a souligné que « les corridors de transport et de logistique reliant nos marchés, les plateformes numériques garantes de notre souveraineté technologique, les interconnexions énergétiques renforçant notre indépendance, et la mobilité de notre jeunesse et de nos compétences assurant notre avenir, forment les piliers d’une Afrique intégrée et prospère, en parfaite harmonie avec la Vision 2063 de l’Union africaine ».
Il a ajouté que pour le Maroc, la connectivité ne se limite pas aux infrastructures physiques telles que les routes ou les réseaux électriques, mais repose sur « le langage silencieux de la confiance, l’ingénierie de la solidarité et le fondement de la souveraineté ».
Selon lui, « la connectivité nourrit la coopération, la coopération accélère le développement, et le développement garantit la dignité — ensemble, ils forment le moteur de la renaissance africaine ».
Le diplomate marocain a plaidé pour le renforcement des corridors transafricains, combinant réseaux de transport, d’énergie et numériques, ainsi que pour la création d’un Fonds africain pour la connectivité, destiné à financer les projets d’envergure continentale.
Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les capacités humaines et institutionnelles, de mobiliser les partenariats public-privé afin de stimuler l’innovation et le développement d’infrastructures durables, et de porter une voix africaine unifiée dans les instances multilatérales telles que les Nations unies, les BRICS, le Groupe des 77 ou encore le partenariat Afrique-Caraïbes-Pacifique – Union européenne.
M. Arouchi a souligné que la coopération Sud-Sud, chère au Maroc, « n’est pas un concept abstrait, mais un modèle concret fondé sur la solidarité, l’égalité et les bénéfices partagés ».
Il a rappelé que sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a donné corps à cette vision à travers des investissements dans les énergies renouvelables, le développement d’infrastructures continentales, ainsi que des programmes de renforcement des capacités, de sécurité alimentaire, d’action climatique et de développement du capital humain à l’échelle du continent
La deuxième édition du Forum et Salon international de la mobilité, du transport et de la logistique (LOGITERRE), organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, se poursuit jusqu’au 18 octobre à Casablanca, à l’initiative de l’Union africaine des organisations de transport et de logistique et de l’Association marocaine du transport routier transcontinental.
L’événement réunit plus de 63 intervenants issus d’une dizaine de pays et ambitionne de transformer la réflexion en action concrète, en posant les bases d’une Afrique plus connectée, compétitive et intégrée de manière durable.
Il se veut également un rendez-vous majeur pour les professionnels du secteur et les acteurs institutionnels, afin de débattre des enjeux et des perspectives liés aux services logistiques et à la mobilité sur le continent africain.

