Le directeur général du groupe Safran, Olivier Andriès, a affirmé que le choix du Maroc pour accueillir le nouveau complexe industriel de moteurs d’avion découle des atouts majeurs dont dispose le Royaume, notamment des compétences humaines qualifiées, des infrastructures modernes et un cadre macroéconomique stable et attractif.
Lors de la cérémonie de lancement des travaux du complexe, présidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Nouaceur, M. Andriès a souligné que ce projet traduit la confiance que le groupe accorde au Maroc, grâce à la vision stratégique du Souverain qui a fait du Royaume une plateforme industrielle compétitive à l’échelle mondiale.
Le responsable français a précisé que ce complexe s’inscrit dans la stratégie d’expansion de la production et de la commercialisation du moteur de nouvelle génération LEAP, qui équipe les avions les plus récents d’Airbus et de Boeing. Entré en service en 2016, ce moteur propulse aujourd’hui plus de 4 000 avions dans le monde, avec un carnet de commandes dépassant 11 500 unités.
Selon M. Andriès, la nouvelle installation jouera un rôle clé dans la mise en place d’un réseau mondial d’assemblage et de maintenance des moteurs LEAP. À terme, elle permettra de créer plus de 600 emplois et assurera une capacité de maintenance annuelle de 150 moteurs. Son emplacement stratégique au Maroc lui permettra de répondre efficacement aux besoins des compagnies aériennes d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe.
Le directeur général a également annoncé la construction à Casablanca de la plus grande ligne d’assemblage de moteurs d’avion en dehors de la France, qui emploiera 300 personnes et produira jusqu’à 350 moteurs par an, destinés à équiper les avions Airbus A320neo pour des compagnies aériennes du monde entier.
Ces nouveaux projets, a-t-il ajouté, s’inscrivent dans la continuité d’un partenariat solide entre Safran et le Maroc, entamé en 1999 avec la création du premier site de la société, en partenariat avec Royal Air Maroc, devenu au fil des 25 dernières années un centre d’expertise reconnu à l’international.
M. Andriès a mis l’accent sur la volonté du groupe de renforcer l’écosystème aéronautique marocain à travers le développement des compétences locales, la consolidation de la chaîne d’approvisionnement nationale et l’incitation des fournisseurs français à s’implanter dans le Royaume. Il a également indiqué que 2 000 emplois seront créés dans les cinq prochaines années sur l’ensemble des sites de Safran au Maroc.
Pour soutenir cette dynamique, Safran collabore avec l’État marocain, les acteurs industriels et les universités locales afin de renforcer la formation dans les métiers de l’aéronautique, notamment grâce à la création de l’Institut des Métiers de l’Aéronautique de Nouaceur (2011) et de l’Université Safran (2023).
Le responsable a enfin souligné l’importance que le groupe accorde à la durabilité. Dans un pays comme le Maroc, riche en ressources renouvelables et engagé dans la transition énergétique, Safran prévoit d’alimenter la majorité de ses sites en électricité verte d’ici 2026, conformément à un protocole d’accord garantissant un approvisionnement sans carbone.
M. Andriès a conclu en affirmant que toutes les conditions sont réunies pour permettre à Safran de poursuivre son développement au Maroc. Les nouveaux projets et les extensions en cours sur trois autres sites représentent un investissement global de plus de 350 millions d’euros, générant des milliers d’emplois et consolidant la position du Royaume comme hub régional de l’industrie aéronautique avancée.

