Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a affirmé que son pays ne rencontre aucun problème avec l’Éthiopie, si ce n’est la préservation de ses droits historiques sur les eaux du Nil et la recherche d’un accord légal et contraignant concernant le barrage éthiopien, garantissant les intérêts de toutes les parties.
Al-Sissi a précisé que la politique étrangère de l’Égypte repose sur le principe de non-ingérence dans les affaires internes des États et le respect de leur souveraineté et de leur stabilité. Il a souligné que, malgré le différend existant avec Addis-Abeba concernant le barrage, le Caire n’a jamais proféré de menaces à l’encontre de l’Éthiopie, convaincu que les différends régionaux ne peuvent être résolus que par le dialogue, la compréhension mutuelle et des solutions politiques.
Ces déclarations ont été faites lors de la réception à Le Caire des ministres et chefs de délégations africaines, ainsi que des représentants de la Commission de l’Union africaine et des organisations régionales, participants aux travaux de la deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat « Russie – Afrique », organisée par l’Égypte.
Le président a également souligné l’importance de renforcer les mécanismes de coopération africaine commune et de résoudre les différends au sein du continent dans un esprit de responsabilité et de solidarité, afin de contribuer au développement et à la stabilité des peuples africains.
Cette position intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour parvenir à une solution consensuelle sur le dossier du barrage de la Renaissance, la position de l’Égypte restant ferme sur la défense de ses droits hydriques et l’appel à un accord équitable et équilibré prenant en compte les intérêts de tous les pays concernés et favorisant la stabilité dans le bassin du Nil.

