La 36ᵉ édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) a été lancée samedi soir au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture, à Tunis, et se poursuivra jusqu’au 20 décembre courant, avec une large participation de cinéastes du monde arabe, d’Afrique et d’autres pays.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs temps forts, notamment des hommages rendus à des figures emblématiques du cinéma arabe, africain et international, la présentation des films en compétition officielle, ainsi que la projection du film « Palestine 36 » de la réalisatrice Anne Marie Jacir, candidat pour représenter la Palestine aux Oscars 2026.
Cette édition connaît la participation du film marocain « À travers des yeux marocains » du réalisateur Karim Debbagh, en lice dans la compétition officielle des longs métrages documentaires, aux côtés de « Cimetière de la vie » et « Attachement » (Sénégal), « Lieux d’un film de famille » (Égypte), « Cinéma des planètes » (Jordanie), « L’homme qui plante le baobab » (Burkina Faso), « Les lions sur le Tigre » et « Histoires d’une terre blessée » (Irak), « L’Autre… Rayburn » (République du Congo), ainsi que les films tunisiens « El Ganna », « Zerri‘etna » et « Au-dessus de la colline ».
Par ailleurs, le film documentaire marocain « Je ne t’oublierai pas » du réalisateur Mohammed Reda Kzenai a été retenu dans la section « Sélections officielles » hors compétition, aux côtés de « Gaza Grad » de Sawsan Qaoud (Palestine) et « Dayel ‘Anna ‘Ard » de Mai Saad et Ahmed Eldanf (Égypte/Palestine).
Dans la compétition des longs métrages de fiction, sont en lice les films « L’Ombre de mon père » (Nigeria), « La Reine du coton » (Soudan), « Erkalla : le rêve de Gilgamesh » (Irak), « Dia » (Tchad), « Hijra » (Arabie saoudite), « Colonia » et « Les Histoires » (Égypte), « Noyade » (Jordanie), « Rouqya » (Algérie), « Katanga : la danse des scorpions » (Burkina Faso), « Il était une fois à Gaza » (Palestine), ainsi que les productions tunisiennes « Un ciel sans terre », « La voix de Hind Rajab » et « Où le vent nous mène ».
Les Journées cinématographiques de Carthage confirment ainsi leur statut de l’un des plus anciens festivals de cinéma de la région, offrant une plateforme de célébration de la créativité cinématographique arabe et africaine et de promotion du dialogue culturel entre les peuples.

