Le Royaume-Uni a annoncé aujourd’hui l’imposition de sanctions à l’encontre des hauts responsables des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, soupçonnés d’avoir commis des actes de violence atroces, incluant des massacres, des violences sexuelles systématiques et des attaques délibérées contre des civils.
Londres a précisé que parmi les personnes visées par ces sanctions figure Abdel Rahim Hamdan Dagalo, frère et adjoint du commandant des FSR, le général de division Hemeti, ainsi que trois autres dirigeants soupçonnés de participation à ces crimes. Leurs avoirs seront gelés et leur entrée au Royaume-Uni interdite.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a souligné que les actions des FSR à El-Fachir ne sont pas aléatoires, mais font partie d’une stratégie visant à terroriser la population et à établir le contrôle par la peur et la violence. Des images satellitaires montrent les conséquences de ces actes, notamment des amas de cadavres et des fosses communes après l’incinération des victimes.
Le Royaume-Uni a affirmé que ces sanctions envoient un message clair : toute personne commettant des atrocités sera tenue responsable, réaffirmant son engagement à prévenir de nouvelles violations. Parallèlement, Londres a alloué des fonds supplémentaires pour soutenir les communautés affectées, en fournissant nourriture, eau potable, soins de santé et protection aux femmes et enfants dans les zones les plus touchées par la violence.
La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a déclaré que les atrocités commises au Soudan constituent une « tache sur la conscience du monde », et que les exécutions de masse, la famine et l’utilisation systématique du viol comme arme de guerre « ne resteront pas impunies ». Elle a précisé que les sanctions visent directement les responsables ayant « les mains ensanglantées », tandis que le paquet d’aide fournit un soutien vital aux civils.
Le Royaume-Uni exerce des pressions sur toutes les parties pour mettre fin au conflit et protéger les civils, condamnant à plusieurs reprises les violences perpétrées par les FSR et l’armée soudanaise. Londres conduit également des efforts internationaux via le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU pour enquêter rapidement sur les violations et investit dans des projets de surveillance et de documentation des atteintes aux droits humains, notamment le projet « Witness Sudan », doté cette année de 1,5 million de livres sterling.

