Le réalisateur et scénariste iranien Jafar Panahi a affirmé, lors de sa participation jeudi à la section « Dialogues » de la 22ᵉ édition du Festival international du film de Marrakech, que son parcours cinématographique reste étroitement lié à la réalité sociale, et que les transformations personnelles qu’il a vécues, notamment son expérience en prison, ont profondément influencé sa vision de l’art et les thèmes qu’il choisit d’aborder.Panahi a expliqué que son attachement au cinéma social l’amène à puiser ses histoires dans la vie quotidienne des gens, soulignant que son incarcération a constitué un tournant dans sa carrière, influençant tant l’orientation esthétique de ses films que ses modes de traitement des sujets, et l’a rendu plus sensible aux préoccupations des populations vulnérables. Il a ajouté qu’il préfère confier les rôles à des personnes exerçant réellement les métiers qu’elles incarnent à l’écran, afin de garantir crédibilité et authenticité.Le réalisateur iranien a indiqué que son nouveau film s’inspire en partie de son expérience en prison, où il a entendu des récits de détenus ayant passé de nombreuses années derrière les barreaux, des histoires qui ont constitué le socle de l’œuvre. Il a également révélé avoir mis l’accent sur l’élément sonore dans ce film, considérant que l’ouïe est le principal moyen pour les prisonniers, souvent les yeux bandés, de comprendre ce qui se passe autour d’eux.Panahi s’est également arrêté sur la présence des jeunes filles dans plusieurs de ses films, soulignant que ce choix était initialement une manière de contourner la censure, avant de devenir un élément artistique reflétant la symbolique de la nouvelle génération, caractérisée par son audace et sa curiosité. Il a aussi évoqué les contraintes liées à la censure dans ses œuvres précédentes, qui l’ont amené à recourir à des caméras cachées dans Taxi Téhéran ou à des techniques de tournage numérique léger dans Offside pour contourner les restrictions sur le matériel de tournage.Enfin, Panahi a évoqué son premier voyage au Maroc il y a vingt ans, saluant la richesse des rencontres avec des Marocains de différentes villes, comme Marrakech et Casablanca, et exprimant sa gratitude pour l’accueil chaleureux qu’il reçoit toujours dans les festivals internationaux.
mardi, janvier 20
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