Lors de la 22ᵉ édition du Festival international du film de Marrakech, la star hollywoodienne Jodie Foster a retracé les moments marquants de sa carrière, qui s’étend sur plus de cinquante ans, depuis ses débuts dans « Taxi Driver » de Martin Scorsese jusqu’à ses dernières réalisations en tant qu’actrice et réalisatrice.
Lors de la session « Conversation » devant un public nombreux animée par la critique Andrea Picard, Foster a révélé les leçons qu’elle a tirées des grands réalisateurs et acteurs, soulignant que sa mère avait été pour elle une véritable « école de cinéma », lui ouvrant les portes des œuvres d’Antonioni, Visconti et Fassbinder.
La star a expliqué que le doute qu’elle avait ressenti vis-à-vis de sa performance dans « Le Silence des accusés », pour lequel elle a remporté l’Oscar, avait été un moteur pour continuer à proposer des œuvres plus profondes. Elle a également insisté sur son engagement à choisir avec soin des rôles incarnant des femmes indépendantes et posant des questions sur la justice et le pouvoir, reflétant ainsi sa vision féministe du cinéma.
Foster, qui s’est imposée comme une icône traversant les générations et les cultures, ne s’est pas limitée à Hollywood. Elle a participé à des films en italien et en allemand, et plus récemment au film français « Vie privée » de Rebecca Zlotowski, affirmant qu’elle cherche toujours des expériences cinématographiques capables de toucher le public de manière artistique et authentique.

