La 26e édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC) s’est ouverte ce samedi soir à Tunis, par une cérémonie qui a rendu hommage à plusieurs figures du théâtre arabe et africain, parmi lesquelles l’artiste marocaine Latifa Ahrar.
L’annonce de son hommage a été faite lors de la cérémonie d’ouverture au Théâtre de l’Opéra, à la Cité de la Culture, en reconnaissance de son parcours artistique et de ses responsabilités en tant que directrice de l’Institut Supérieur d’Art Dramatique et d’Animation Culturelle, ainsi que membre du bureau exécutif de l’Institut International du Théâtre relevant de l’UNESCO.
Dans une déclaration à l’Agence Maghreb Arabe Presse, Latifa Ahrar a exprimé sa fierté de recevoir cet hommage dans le cadre des JTC, y voyant une reconnaissance du théâtre marocain, qui connaît « une dynamique continue et une série d’accomplissements » accompagnant l’essor culturel du Royaume. Elle a rappelé que la présence du théâtre marocain en Tunisie remonte à des pionniers tels que les regrettés Tayeb Saddiki et Touria Jabrane, et s’est renforcée grâce aux générations suivantes, notamment les diplômés de l’Institut Supérieur d’Art Dramatique et d’Animation Culturelle, très présents dans les manifestations théâtrales et les rencontres artistiques dans le monde arabe et en Europe.
Latifa Ahrar participera également à un forum international organisé dans le cadre du festival, intitulé « L’artiste de théâtre : son époque et ses œuvres », dans une session dirigée par le chercheur marocain Saïd Kremi.
La cérémonie d’ouverture a également honoré des personnalités venues de l’étranger, dont Imad Mohsen Ali Al-Shanfari, l’une des figures majeures du théâtre omanais, et Abdourahmane Kamaté, expert ivoirien en gestion et échanges culturels. Plusieurs artistes tunisiens ayant marqué la scène théâtrale ont aussi été célébrés, dont Leila Rezgui et Fethi Akkari.
La compétition officielle de cette édition réunit 12 pièces de théâtre issues de pays arabes et africains, parmi lesquelles la pièce marocaine « Hom », mise en scène par Asmaa Houri de la troupe Masrah Anfass.
Figurent également au programme : « Les Évadées » et « Jacaranda » (Tunisie), « Born Free » (Afrique du Sud), « Le Manteau des Fous » (Côte d’Ivoire), « Le Mur » (Irak), « Paradisco » (Liban), « Carnaval Romain » (Algérie), « Plumes » (Palestine), « Le Refuge » (Jordanie), « Chute Libre » (Égypte) et « Traîne ta charrue sur les os des morts » (Émirats).
Le festival remet les distinctions du Tanît d’or, d’argent et de bronze, ainsi que les prix du meilleur texte, de la meilleure scénographie, du meilleur rôle féminin et du meilleur rôle masculin.
Les représentations de cette édition se sont ouvertes avec « Le Roi Lear », chef-d’œuvre de Shakespeare, interprété par le comédien Yehia El-Fakharany, mis en scène par Chadi Sorour et produit par le Théâtre National Égyptien.

