La 14e édition du Festival international du cinéma et de la mémoire partagée a été lancée samedi soir à Nador, et se poursuit jusqu’au 20 novembre sous le thème « Mémoire de la paix », à l’occasion du cinquantième anniversaire de la Marche Verte.
La cérémonie d’ouverture, organisée par le Centre de la mémoire partagée pour la démocratie et la paix, a vu la participation du gouverneur de la province de Nador, Jamal Chaârani, ainsi que de nombreuses personnalités marocaines et étrangères. La remise du Prix international « Mémoire pour la démocratie et la paix » dans sa huitième édition a distingué M. Omar Aziman pour son parcours académique et juridique ainsi que pour son rôle majeur dans l’établissement de la justice transitionnelle au Maroc. La poétesse koweïtienne Souad Al-Sabah a également été honorée pour ses contributions littéraires et ses engagements en faveur des droits humains. Trois figures emblématiques du cinéma marocain ont été récompensées : l’acteur Said Taghmaoui, le réalisateur Mohamed Abdelrahman Tazi, et l’actrice locale Mariam Salmi.
Abdel Salam Boutayeb, président fondateur du Centre de la mémoire partagée, a souligné que cette édition se déroule dans un contexte mondial instable, où la justice transitionnelle constitue un pilier essentiel pour la réconciliation et la reconstruction de la confiance. Le choix du thème « Mémoire de la paix » vise à établir un lien entre le septième art, la culture des droits humains et la paix, dans une interaction créative entre image, mémoire et responsabilité.
Le festival présente une sélection de films documentaires internationaux tels que I Will Remember You (Maroc), Koparavis (Cuba/Maroc), Around the Fire (Suisse) et Les arbres silencieux (Pologne), ainsi qu’une vingtaine de films de fiction, longs et courts, abordant des thématiques humanitaires contemporaines et valorisant l’aspect artistique du cinéma.
Les trois jurys du festival sont composés de personnalités académiques, cinématographiques, culturelles et politiques. La jury des films de fiction longs est présidé par Leïla Kilani (Maroc), la jury des documentaires par Najat Belkacem (France), et la jury des courts-métrages par Nadia El Mehdi (Maroc), accompagnées de professionnels venus du Brésil, de Cuba, d’Espagne, du Liban, des États-Unis et d’autres pays.
Le festival poursuit son engagement à faire du cinéma et de la mémoire des outils de dialogue, de justice et de réconciliation, contribuant à la construction d’un futur fondé sur la dignité humaine, l’équité et la paix.

