L’Organisation des Nations Unies a prévenu d’une aggravation de la faim et de difficultés d’accès humanitaire dans les villes de El Fasher (nord du Darfour) et Kadugli (sud du Kordofan), en raison de la poursuite du conflit et du blocus.
Dans un communiqué conjoint, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’UNICEF ont appelé à la fin des hostilités et à la garantie d’un accès humanitaire sûr et durable, afin de prévenir davantage de pertes en vies humaines et de protéger les moyens de subsistance, soulignant que les gains actuels restent limités et locaux.
La dernière analyse du Comité d’examen de la famine dans le cadre du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire a confirmé l’existence d’une famine à El Fasher et Kadugli, après des mois sans accès fiable à la nourriture et aux soins de santé. Elle a également identifié 20 autres zones dans le Grand Darfour et le Grand Kordofan exposées au risque de famine, y compris de nouveaux sites dans l’est du Darfour et le sud du Kordofan.
Les organisations onusiennes ont précisé qu’elles donnent la priorité aux zones les plus touchées à travers un soutien intégré incluant l’alimentation, la nutrition, la santé, l’eau, l’assainissement et la protection, ainsi que la santé agricole et vétérinaire, tout en soulignant que l’accès reste limité, que les travailleurs et les fournitures sont ciblés, et que les convois humanitaires subissent retards et risques sécuritaires.
Le communiqué conjoint avertit que l’absence d’accès sûr, de financement suffisant et la poursuite de la violence entraîneront la poursuite de la famine et des pertes en vies humaines au Soudan.

