La capitale française a accueilli une cérémonie émotive consacrée à la remise du Prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe, une distinction annuelle récompensant des personnalités ou organisations ayant fait preuve d’un engagement exceptionnel en faveur de la solidarité et du dialogue entre les peuples du Nord et du Sud.L’un des lauréats a souligné, dans son allocution, que cette distinction représente une source d’inspiration pour poursuivre le dialogue et l’action en faveur d’un avenir plus inclusif, plus juste et plus durable, réaffirmant que la paix reste le fondement d’un monde équilibré et respectueux des diversités.De son côté, Leila Marques, vice-présidente du Comité paralympique international, a rappelé que l’engagement envers les athlètes réfugiés s’est considérablement renforcé depuis les Jeux paralympiques de Rio de Janeiro en 2016, affirmant que « chaque personne en situation de handicap doit avoir le droit et la possibilité de pratiquer le sport ».Elle a salué la participation de huit athlètes et d’un guide aux Jeux de Paris, dont les performances resteront gravées dans la mémoire collective.Dans une intervention empreinte d’émotion, Zakia Khudadadi, jeune athlète afghane, a confié qu’elle n’a jamais cessé de pratiquer le sport, même dans les moments les plus difficiles.> « Le sport, c’est la liberté, la dignité, la paix et l’égalité. Lorsque j’ai reçu ma médaille à Paris, c’était un moment symbolique pour toutes les femmes afghanes et pour tous les réfugiés du monde », a-t-elle déclaré.Pour sa part, Cindy Ngamba, première médaillée du l’équipe olympique des réfugiés, a raconté avoir ressenti une pression immense avant les compétitions à Paris, consciente qu’elle représentait « des millions de personnes déplacées, marginalisées et victimes de discrimination ».> « Aux Jeux olympiques de Paris, j’ai relevé le plus grand défi de ma vie et accompli mon plus grand exploit. Les réfugiés affrontent d’immenses obstacles chaque jour, mais lorsqu’on nous offre la chance et le soutien nécessaires, nous prouvons de quoi nous sommes capables », a-t-elle ajouté.Créé en 1995, le Prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe récompense chaque année deux lauréats – individus ou organisations – pour leur dévouement exceptionnel à la promotion des droits humains, du dialogue interculturel et de la coopération solidaire entre le Nord et le Sud.Parmi les anciens lauréats figurent des personnalités de haut rang telles que Jorge Sampaio, ancien président du Portugal et haut représentant de l’ONU pour l’Alliance des civilisations, la reine Rania de Jordanie, Luiz Inácio Lula da Silva, président du Brésil, Boris Tadić, ancien président de la Serbie, Mary Robinson, ancienne présidente de l’Irlande, ainsi que Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, et Suzanne Jabbour, présidente du Sous-comité des Nations unies pour la prévention de la torture.Depuis plus d’un quart de siècle, ce prix continue de mettre à l’honneur les artisans de la paix et de la justice sociale, porteurs d’un message universel de dialogue, de respect et de solidarité entre les peuples.
samedi, mars 7
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