Le film marocain « La Terre des Anges » du réalisateur Rachid Fkak a été projeté ce samedi à Tanger, dans le cadre de la 25ᵉ édition du Festival National du Film. Cette œuvre cinématographique, d’une durée de 90 minutes, explore avec sensibilité la recherche de soi et la reconstruction de l’identité, à travers une histoire imprégnée d’humanité et de mémoire historique.
Le long métrage, sélectionné en compétition officielle, retrace le parcours de Alia, une jeune femme abandonnée dès sa naissance, qui se lance dans une quête douloureuse de son identité. Recueillie bébé près d’une écurie par Yaqout, qui l’élève comme sa propre fille, Alia découvre à l’adolescence la vérité sur ses origines, ce qui provoque chez elle une profonde crise existentielle.
Dans une déclaration à l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), le réalisateur et scénariste Rachid Fkak a expliqué que le film établit un parallèle entre le parcours d’Alia et celui de sa grand-mère adoptive Maria Cristina, une Italienne ayant grandi parmi les résistants après l’assassinat de ses parents par les nazis, avant d’épouser un officier marocain nommé Maârouf.
Le réalisateur souligne également que le film rend hommage au rôle héroïque des soldats marocains ayant combattu aux côtés des Alliés durant la Seconde Guerre mondiale, inscrivant ainsi la quête personnelle de la protagoniste dans une mémoire collective marquée par le courage et le sacrifice.
« La Terre des Anges » concourt aux côtés d’autres films marocains, dont « Africa » de Blanca d’Al Arab Alaoui, « Otoman » d’Anouar Al Moutassim, « Les Fragments » de Jinan Faten Al Mohamadi et Abdelilah Zirat, « En amour avec Touda » de Nabil Ayouch, « Radhia » de Khawla Asbab Ben Omar, et « La prairie bleue » de Daoud Oulad Sayed.
La 25ᵉ édition du Festival National du Film de Tanger, organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, se poursuit jusqu’au 25 octobre. Cet événement majeur du cinéma marocain vise à mettre en valeur la production nationale, à favoriser le dialogue entre créateurs et critiques, et à célébrer la richesse du septième art marocain.

