Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a affirmé que son pays ne restera pas silencieux face à ce qu’il a qualifié de “comportement irresponsable de l’Éthiopie” dans la gestion du dossier des eaux du Nil, soulignant que Le Caire prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger sa sécurité hydrique.
Dans un message vidéo diffusé lors de la séance d’ouverture de la huitième édition de la Semaine du Caire de l’eau, Sissi a déclaré que l’Égypte croit fermement que les fleuves internationaux ont été créés pour être des ponts de coopération et d’intégration entre les peuples, et non des frontières qui les séparent. Il a souligné que le Nil représente une artère vitale unissant les destins et renforçant le partenariat régional.
Le président égyptien a ajouté que la sécurité hydrique est un droit fondamental non négociable, et que le développement durable n’est pas un choix mais une nécessité. Il a précisé que ces objectifs ne peuvent être atteints que dans le respect des principes du droit international, fondés sur l’équité, le bénéfice mutuel et la non-nuisance, tout en garantissant les droits de tous les États riverains.
Sissi a réaffirmé que l’Égypte rejette catégoriquement toute mesure unilatérale prise sur le Nil, estimant qu’elles constituent une menace pour les intérêts des peuples du bassin et compromettent les fondements de la justice et de la stabilité. Il a insisté sur le fait que le développement est une responsabilité collective, qui ne peut se réaliser que par la coopération et la coordination, non par l’unilatéralisme.
Enfin, le président égyptien a rappelé que son pays a, durant des années, privilégié la voie diplomatique et le dialogue empreint de sagesse dans ses négociations avec la partie éthiopienne, cherchant avec sérieux à conclure un accord juridiquement contraignant sur le barrage de la Renaissance, garantissant un équilibre entre droits et obligations et préservant les intérêts de toutes les parties concernées.

