Jalal El Hakmaoui, directeur du Salon Maghrébin du Livre “Lettres Maghrébines”, a affirmé que cette manifestation culturelle, organisée à Oujda sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’est imposée au fil de ses éditions comme un moteur de développement local et régional, ainsi qu’un rendez-vous majeur sur la scène culturelle internationale.
Dans une déclaration à la Maghreb Arabe Presse (MAP), M. El Hakmaoui a expliqué que le choix du thème de la cinquième édition, « Habiter le monde et l’écrire », reflète l’ouverture du salon sur les mutations nationales, maghrébines, africaines et arabes, tout en exprimant la volonté d’établir des ponts de dialogue entre les cultures et les continents. Ce thème, a-t-il ajouté, illustre la vision intellectuelle du salon, qui cherche à lire et à écrire le monde dans une perspective maghrébine et humaniste.
Le directeur a précisé que le salon, organisé du 7 au 12 octobre courant à l’initiative de l’Agence de Développement de l’Oriental (ADERO), s’appuie sur une approche thématique structurée autour de grands axes qui façonnent son identité culturelle depuis sa création : l’Afrique, le Grand Maghreb, la jeunesse et le monde numérique, avec les transformations intellectuelles et sociétales qu’impliquent ces thématiques.
La programmation, selon lui, se décline entre un volet international multilingue et un volet arabe réunissant écrivains et penseurs de différents pays du monde arabe. Cette diversité confère au salon une richesse unique en matière d’approches critiques, créatives et générationnelles, faisant de l’événement un espace de croisement des regards et des expériences.
Cette dynamique se traduit par des tables rondes et conférences autour de thèmes d’actualité tels que « La poésie à l’ère du numérique », « Le lecteur à l’ère numérique », ou encore « Traduction et intelligence artificielle », en plus de discussions sur le dialogue Sud-Sud, la philosophie africaine et l’ouverture du Maroc sur son ancrage continental.
M. El Hakmaoui a également souligné que cette édition réserve un espace privilégié aux écrivains et aux jeunes talents de la région de l’Oriental, favorisant un échange culturel entre les dimensions locale, arabe et internationale. Le programme accueille de jeunes auteurs venus du Maroc, de Bahreïn, d’Arabie Saoudite et d’Égypte, dans le cadre d’une programmation élaborée avec un haut niveau de professionnalisme.
Le salon, a-t-il ajouté, ne se limite pas à son espace central à Oujda, mais s’étend à ce qu’on appelle la « programmation hors les murs », à travers des activités menées en partenariat avec diverses institutions, dont la Délégation générale à l’administration pénitentiaire, ainsi que des initiatives dans les établissements scolaires et les bibliothèques régionales. Ces actions traduisent la philosophie de l’Agence de Développement de l’Oriental, qui fait du livre et de la culture des leviers de développement économique, social et culturel.
Selon M. El Hakmaoui, cette dynamique a déjà porté ses fruits, notamment auprès des enfants et des jeunes, devenus de véritables acteurs du paysage culturel local. Il a affirmé que le Salon Maghrébin du Livre s’est imposé comme une plateforme de dialogue culturel africain et international, consolidant sa place parmi les rendez-vous littéraires les plus importants du Maghreb.
En conclusion, il a insisté sur le pari placé sur la jeunesse et les enfants, qui représentent une grande partie des visiteurs du salon, estimant que cet engagement traduit la conviction des organisateurs quant à la nécessité de former une génération de lecteurs et de créateurs. Cette manifestation illustre, selon lui, le rôle pionnier de l’Agence de Développement de l’Oriental, qui œuvre à lier culture et développement, et à faire d’Oujda une capitale maghrébine du livre, de la pensée et de la création.

