Les activités de la septième édition du Festival de la Poésie Marocaine ont débuté vendredi soir à Marrakech. L’événement est organisé par la Maison de la Poésie de Marrakech, sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et le Département de la Culture du gouvernement de Sharjah (Émirats arabes unis).
Ce festival constitue une véritable célébration de la richesse du paysage poétique marocain, de sa diversité linguistique et culturelle, tout en s’ouvrant sur les nouvelles voix poétiques. Il vise également à renforcer les valeurs du dialogue et de l’échange culturel entre les différentes expressions poétiques marocaines et arabes.
L’édition de cette année met à l’honneur la République populaire de Chine, invitée d’honneur, dans le cadre de la volonté du festival de s’imposer comme un espace de dialogue et de créativité, réunissant poètes, artistes et critiques issus de diverses générations.
Dans son discours d’ouverture, Samir El Ouanassi, chef du service des affaires culturelles à la direction régionale de la Culture de Marrakech–Safi, a souligné que le festival confirme le statut de Marrakech en tant que ville culturelle de premier plan, “non seulement en tant que destination touristique mondiale, mais aussi comme lieu de rencontre et de dialogue créatif”. Il a ajouté que la Maison de la Poésie de Marrakech est devenue une institution culturelle pionnière, engagée dans le renouvellement des modes de gestion culturelle et dans la promotion d’une culture de proximité, aussi bien dans les villes que dans les zones rurales.
Pour sa part, Abdallah Ben Mohammed Al Owais, président du Département de la Culture du gouvernement de Sharjah, a affirmé que le festival reflète la profondeur des liens fraternels entre le Maroc et les Émirats arabes unis et incarne le fruit d’une coopération culturelle fructueuse entre les deux pays. Selon lui, de telles initiatives “ouvrent de vastes horizons aux nouvelles générations de poètes et de créateurs pour exprimer leurs visions et consolider les valeurs humaines que porte la poésie, en tant qu’art exprimant la mémoire et la sensibilité d’une nation”.
De son côté, Abdelhaq Mifdari, directeur de la Maison de la Poésie de Marrakech, a indiqué que cette édition représente “un moment culturel fort qui inaugure une nouvelle saison de création poétique”. Il a souligné que le festival poursuit sa mission en célébrant la diversité linguistique et culturelle du Maroc et en s’ouvrant sur les expériences poétiques contemporaines au Maroc et à l’étranger.
La cérémonie d’ouverture, entamée par l’hymne “Marrakech la Rouge” interprété par le vivier de la Maison de la Poésie, a été marquée par un hommage à plusieurs figures de la scène culturelle marocaine, dont le poète Mohamed Boujibiri, l’artiste Ali Chouhad, la chercheuse Aziza Akida, ainsi que le grand musicien Abdelouahab Doukkali.
Le festival a également récompensé les lauréats de ses prix annuels : le Prix de la meilleure poésie a été attribué au poète nigérian Adimbi Hamid Adikbli, étudiant au Maroc, tandis que le Prix de la critique poétique est revenu à Abderrahmane Asahli.
La soirée d’ouverture a aussi donné lieu à des lectures poétiques de plusieurs poètes marocains et étrangers, dont la poétesse chinoise Liu Jintsi, membre de l’Union des écrivains de Chine, avant de se clôturer par un concert exceptionnel animé par le maestro Abdelouahab Doukkali, accompagné du groupe musical Acil, dirigé par l’artiste Ezzedine Diani.
Le programme de cette édition, qui se poursuit jusqu’au 12 octobre, comprend plusieurs tables rondes, lectures poétiques et forums de discussion, en plus de séances musicales et de la remise des prix aux jeunes participants des ateliers d’écriture poétique, dans le cadre de la section “Voix contemporaines”, alliant création poétique et réflexion critique.

