Les États membres de l’Union européenne ont approuvé lundi un ensemble de mesures visant à renforcer de manière significative leur politique migratoire, ouvrant la voie à l’envoi possible de migrants vers des centres situés hors des frontières du bloc.Cette décision a reçu le soutien d’une large majorité des 27 États membres, sous la pression croissante des formations de droite et d’extrême droite. L’application de ces mesures reste toutefois conditionnée à l’approbation du Parlement européen.Lors d’une réunion tenue à Bruxelles, les ministres de l’Intérieur de l’UE ont voté en faveur de trois textes proposés par la Commission européenne, destinés à réguler l’arrivée des migrants et à organiser le retour de ceux dont les demandes d’asile ont été rejetées.Les nouvelles dispositions prévoient la création de « centres de retour » situés hors du territoire européen, où seraient transférés les migrants déboutés de leur demande d’asile. Elles instaurent également des sanctions plus strictes contre les migrants qui refusent de quitter l’UE, notamment en prolongeant les périodes de rétention, et autorisent l’éloignement vers des pays considérés comme « sûrs » par l’Europe, bien que ne correspondant pas à l’origine des migrants.Le commissaire européen en charge de la migration, Magnus Brunner, a souligné la nécessité d’avancer rapidement, affirmant qu’il s’agit de « redonner aux citoyens le sentiment que nous maîtrisons la situation ».Selon des observateurs, l’accélération du processus européen s’explique notamment par l’impulsion de la Danemark, qui assure la présidence tournante de l’UE et qui appelle depuis longtemps à un durcissement des restrictions migratoires.Un diplomate européen a indiqué que les États membres progressaient « à un rythme soutenu », affirmant l’existence d’une volonté politique largement partagée en faveur de ces propositions.La France figure parmi les rares pays ayant exprimé des réserves, interrogeant la légalité et l’efficacité de certaines mesures, notamment celles relatives au renvoi des migrants vers des pays tiers.L’Espagne a également exprimé des doutes quant à la création de « centres de retour », rappelant que plusieurs pays ayant expérimenté cette solution n’ont pas obtenu de résultats probants. Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a reconnu la difficulté de maintenir cette position face aux pressions exercées par certains États.Ces mesures bénéficient d’un soutien fort de la part des formations de droite et d’extrême droite, qui se sont alliées au Parlement européen la semaine dernière pour leur accorder un avis favorable, marquant ainsi un tournant notable dans l’approche de l’Union européenne en matière de gestion de la migration.
lundi, avril 27
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