Lorsque les précipitations se font rares et que les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient, la stratégie climatique marocaine montre toute son importance. Bien que le Maroc soit un pays à faibles émissions, il est fortement exposé à la sécheresse, au stress hydrique et aux événements météorologiques extrêmes, ce qui a conduit le pays à élaborer un plan ambitieux d’adaptation et de réduction des émissions.
Cette stratégie se concrétise par la Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) pour la période 2026-2035, visant à réduire les émissions de 53 % d’ici 2035 et à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, à travers un portefeuille de 197 projets de mitigation et d’adaptation d’une valeur de 96 milliards de dollars.
Le Maroc se concentre sur la production d’électricité à partir de sources renouvelables à hauteur de 52 % d’ici 2030 (solaire, éolien et hydroélectrique), le développement de l’hydrogène vert, la protection de la biodiversité, la modernisation de l’agriculture et le renforcement de la durabilité urbaine par la mobilité propre et le recyclage.
Cette stratégie, en accord avec la vision du Roi Mohammed VI, confirme le rôle du Maroc en tant qu’acteur majeur dans les négociations climatiques mondiales et exemplifie la coopération Sud-Sud, en partageant savoir-faire et solutions durables avec les autres pays africains pour garantir une transition climatique juste et inclusive.

