Les frappes israéliennes sur la bande de Gaza se sont poursuivies ce lundi pour le deuxième jour consécutif, en dépit de l’annonce faite dimanche par l’armée israélienne de la reprise du cessez-le-feu avec le mouvement Hamas.
Les avions israéliens ont mené des raids intensifs sur les zones à l’est du quartier de Choujaïa à Gaza, tandis que des sources médicales locales ont fait état de la mort de deux civils par les tirs des forces israéliennes dans le quartier de Tuffah, à l’est de la ville.
Cette escalade survient après les directives du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou appelant à une « action vigoureuse contre les cibles terroristes » dans la bande, tandis que le ministre de la Défense Israël Katz a menacé le Hamas de « payer un prix élevé pour toute violation de la trêve ».
L’armée israélienne a, pour sa part, déclaré que des combattants avaient tiré des missiles antichars sur ses forces à Rafah lors d’opérations sur le terrain.
En revanche, les brigades al-Qassam, branche armée du Hamas, ont nié toute responsabilité dans ces affrontements, affirmant leur respect total des termes de la trêve. L’agence AFP a rapporté qu’un témoin avait déclaré : « des membres du Hamas ont ouvert le feu sur un groupe affilié à Yasser Abu Shabab au sud-est de Rafah, avant de se retrouver face à des chars israéliens, ce qui a provoqué un échange de tirs et deux raids aériens ».
Le cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre, avait été négocié sous la médiation égyptienne, américaine, qatarie et turque, et prévoyait l’arrêt des combats, l’échange de prisonniers, le retrait des forces israéliennes jusqu’à la ligne jaune, ainsi que l’ouverture des points de passage et l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza.
Cependant, Israël a suspendu l’acheminement de l’aide et fermé les points de passage de Rafah, Kerem Shalom et Al-Ouja dimanche, avant que certains ne soient partiellement rouverts ce matin, alors que la situation sur le terrain reste tendue et menace de faire échouer cette fragile trêve.

